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Actualités - Chronologie

La fin de l'histoire du franc

Écu ou louis d’or, teston, assignat: l’histoire du franc, dont le nom est apparu pour la première fois en 1360, l’en faisant une des monnaies les plus anciennes du monde, est parsemée de changements d’appellations. En 1356, en pleine Guerre de Cent Ans, le roi de France, Jean II le Bon, est fait prisonnier par les Anglais à Poitiers. Après avoir payé, quatre ans plus tard, la rançon exigée de trois millions d’écus d’or, le souverain put retourner dans son pays, «franc» des Anglais, c’est-à-dire libre. C’est en cet honneur qu’est frappé en 1360 le premier franc de l’histoire des monnaies françaises: une pièce d’or valant une livre tournois et représentant Jean II le Bon, non plus sur son trône royal, mais à cheval et brandissant une épée dans sa main gauche. Si le nom de «franc» resta à la pièce, il faudra attendre la Révolution française et l’Empire pour voir véritablement le franc s’installer. Entre-temps, Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles VII, a ressuscité l’écu d’or en 1436, créé deux siècles plus tôt sous le règne de Saint-Louis. Sous la Renaissance, l’écu s’efface devant l’essor du teston. Le mot vient de l’italien «testa» (tête). Lors des guerres d’Italie, Louis XII se laisse séduire par des pièces en argent sur lesquelles figure le portrait de princes italiens. Il fait frapper des testons avec son portrait. Sous le règne de Henri II, la frappe de la monnaie s’harmonise en France avec la nomination d’un «tailleur graveur général». Il est chargé de fournir à tous les ateliers du royaume les modèles nécessaires à la fabrication des pièces. La monnaie porte alors tous les signes qui la caractériseront jusqu’à la fin du 18e siècle: nom du souverain, marques de l’atelier et du graveur, date d’émission. Louis d’or et écus d’argent se succèdent. On y voit le roi à différents âges de sa vie: mèche courte, mèche longue, buste juvénile, tête virile, etc. À la Révolution, en 1789, l’État met en circulation l’assignat, une monnaie de papier, parfois métallique, gagée sur les biens confisqués de l’Église. Mais il ne cesse de se déprécier et disparaît en 1797. Entre-temps, le franc a refait son apparition. Mais, système décimal oblige, il est divisé en dix décimes, valant chacun dix centimes. Le système monétaire hérité de la Révolution sera conservé tout au long du 19e siècle. Durant la guerre de 14-18, l’État instaure le cours forcé du billet de banque et retire l’or de la circulation.
Écu ou louis d’or, teston, assignat: l’histoire du franc, dont le nom est apparu pour la première fois en 1360, l’en faisant une des monnaies les plus anciennes du monde, est parsemée de changements d’appellations. En 1356, en pleine Guerre de Cent Ans, le roi de France, Jean II le Bon, est fait prisonnier par les Anglais à Poitiers. Après avoir payé, quatre ans plus tard, la rançon exigée de trois millions d’écus d’or, le souverain put retourner dans son pays, «franc» des Anglais, c’est-à-dire libre. C’est en cet honneur qu’est frappé en 1360 le premier franc de l’histoire des monnaies françaises: une pièce d’or valant une livre tournois et représentant Jean II le Bon, non plus sur son trône royal, mais à cheval et brandissant une épée dans sa main gauche. Si le nom de «franc» resta à la...