Prières et nourriture font bon ménage dans les mosquées
le 25 décembre 1998 à 00h00
Dans l’une des plus belles mosquées de Bagdad, des dizaines de personnes se rassemblent au coucher du soleil pour rompre le jeûne du Ramadan. Dans la mosquée du cheikh Abdel Qader al-Kailani, dans le centre de Bagdad, des femmes font la queue sous les arcades de la cour centrale pour obtenir leurs parts de nourriture. Dix moutons sont égorgés et 100 kilos de riz sont cuits tous les jours dans les cuisines pour nourrir les nécessiteux, affirme le chef cuisinier Abdel Salam el-Husseini, alors qu’il aide à transporter deux grandes cuves en étain pour la cuisson. «Le gouvernement est le plus grand fournisseur de produits alimentaires, mais nous obtenons aussi des dons privés. Même les pauvres fournissent des denrées, un paquet de sel peut apporter la bénédiction de Dieu», a-t-il dit. Au premier appel à la prière à la rupture du jeûne lancé des haut-parleurs attachés à l’un des minarets de la mosquée, une vive agitation s’empare des lieux. L’imam de la mosquée, cheikh Bakr al-Samarai, s’assoit pour boire une tasse de yaourt et manger quelques dattes, le repas traditionnel de rupture du jeûne, qui se prolonge du lever au coucher du soleil. L’imam rejette l’idée que les gens viennent uniquement pour manger. «Durant le mois sacré du Ramadan, une prière en vaut soixante-dix récitées en dehors de cette période, c’est pour cela qu’ils viennent, pour obtenir la bénédiction», assure-t-il. Même dans la capitale irakienne, où la nourriture est abondante — mais peu de gens peuvent s’en procurer à profusion faute de moyens — un repas gratuit est toujours le bienvenu.
Dans l’une des plus belles mosquées de Bagdad, des dizaines de personnes se rassemblent au coucher du soleil pour rompre le jeûne du Ramadan. Dans la mosquée du cheikh Abdel Qader al-Kailani, dans le centre de Bagdad, des femmes font la queue sous les arcades de la cour centrale pour obtenir leurs parts de nourriture. Dix moutons sont égorgés et 100 kilos de riz sont cuits tous les jours dans les cuisines pour nourrir les nécessiteux, affirme le chef cuisinier Abdel Salam el-Husseini, alors qu’il aide à transporter deux grandes cuves en étain pour la cuisson. «Le gouvernement est le plus grand fournisseur de produits alimentaires, mais nous obtenons aussi des dons privés. Même les pauvres fournissent des denrées, un paquet de sel peut apporter la bénédiction de Dieu», a-t-il dit. Au premier appel à la prière à la...
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