La politique palestinienne au coeur de la campagne
le 24 décembre 1998 à 00h00
Le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu a déjà entamé la campagne pour des élections législatives anticipées et a fait savoir mardi que les accords de Wye Plantation ne seraient pas remis en cause, pourvu que les Palestiniens se plient à certaines conditions. La tâche s’annonce rude pour le Premier ministre, qui devra convaincre sur le front palestinien, mais également au sein de son propre parti, le Likoud, où il est contesté, notamment par nombre de vétérans qui le considèrent comme un parvenu. La politique à l’égard des Palestiniens, en grande partie responsable de la crise gouvernementale qui a conduit le Premier ministre à appuyer lundi la décision de la Knesset d’appeler à un scrutin anticipé, sera certainement au cœur de la campagne électorale. La date du scrutin, initialement prévue fin 2000, n’a pas été fixée, la proposition de loi sur des élection anticipées devant encore faire l’objet de deux lectures à la Chambre. Benjamin Netanyahu est favorable à la date du 27 avril, car le scrutin précéderait ainsi d’une semaine la fin de la période intérimaire des accords d’Oslo, le 4 mai, date à laquelle le président Yasser Arafat a annoncé son intention de proclamer un État palestinien indépendant. Il pourrait aussi accepter un scrutin à la mi-1999 pour se donner le temps de relancer l’économie et de gagner les bénéfices politiques d’une éventuelle proclamation d’indépendance des Palestiniens. L’accord de Wye signé en octobre a profondément divisé la coalition de droite au pouvoir. Le gel, dimanche, de l’accord, assorti de cinq conditions additionnelles fixées aux Palestiniens, n’a pas suffi pour ressouder les alliés de Netanyahu autour de son gouvernement et l’ont conduit à se résoudre à remettre son mandat en jeu. Selon Radio Israël, qui citait une source politique haut placée, le gouvernement n’a «pas l’intention» de restituer des territoires en Cisjordanie à l’Autorité palestinienne pendant la campagne électorale. Peu après la diffusion de cette information, le gouvernement a fait une mise au point par la voix du porte-parole du Premier ministre, Aviv Buchinsky: «Si l’Autorité palestinienne honore tous ses engagements, Israël remplira sa part du contrat sans que les élections y soient pour quoi que ce soit». Les Palestiniens, qui estiment avoir rempli leurs engagements, refusent de se plier à des exigences supplémentaires qu’ils jugent inacceptables. «Avec toutes sortes de manœuvres politiques, il va être quasiment impossible de voir un quelconque geste constructif pendant la campagne électorale israélienne», a déclaré l’ancien ministre Hanane Achraoui. Le président palestinien Yasser Arafat a en outre réitéré mardi, par la voix de son conseiller Nabil Abou Rdainah, son intention de proclamer un État palestinien le 4 mai, même si les élections israéliennes se déroulaient vers cette date.
Le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu a déjà entamé la campagne pour des élections législatives anticipées et a fait savoir mardi que les accords de Wye Plantation ne seraient pas remis en cause, pourvu que les Palestiniens se plient à certaines conditions. La tâche s’annonce rude pour le Premier ministre, qui devra convaincre sur le front palestinien, mais également au sein de son propre parti, le Likoud, où il est contesté, notamment par nombre de vétérans qui le considèrent comme un parvenu. La politique à l’égard des Palestiniens, en grande partie responsable de la crise gouvernementale qui a conduit le Premier ministre à appuyer lundi la décision de la Knesset d’appeler à un scrutin anticipé, sera certainement au cœur de la campagne électorale. La date du scrutin, initialement prévue fin 2000,...
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