La relève des grands de la mode Dominique Sirop, le couturier écrivain
le 24 décembre 1998 à 00h00
Tel un homme de tous les métiers, Dominique Sirop, ce créateur (onze ans chez Givenchy), auteur de deux ouvrages à succès, travaille, écrit et habite au même endroit. Il se veut «artisan industriel» et occupe un ancien hôtel particulier, à proximité du quartier des vieux théâtres célèbres, à Paris. Lui-même se situe «entre la haute couture et le prêt-à-porter», mais ses clientes sont des célébrités, dont Marie-Claude Pietragalla (que nous avons vu danser cet été à Beittedine). Pour une griffe qui n’a fait son entrée «indépendante» dans la mode qu’en 1996, c’est une belle performance. «À l’époque, remarque-t-il, on prédisait la mort de la haute couture et on appelait dare-dare des couturiers étrangers pour la ranimer. Mais c’est toujours aux périodes les plus noires que les projets se concrétisent». Aujourd’hui, il règne sur sa petite équipe, et sa robe «Miroir Brisé» est devenue un best-seller. Il faudrait peut-être préciser que ses modèles sont vendus aux alentours de 6500 dollars, prix incroyablement bas pour des robes haute-couture. Mais réformateur dans l’âme, Dominique Sirop prône la démocratisation de «la Haute», actes à l’appui. Dans ses projets immédiats, la création d’une antenne importante aux États-Unis où il compte déjà quelques célébrités comme clientes. Audacieux, talentueux, fonceur, trois qualités qui définissent une carrière et prédisent un avenir. Né dans la couture (sa mère était pendant longtemps mannequin chez Jeanne Paquin), Dominique Sirop se veut maître de son destin. La presse américaine se montre prête à lui ouvrir la route. Déjà dans le «Women’s Wear», la Bible du chic américain, on écrit de lui: «Laissez Sirop faire sa révolution»... On attend sa Marseillaise.
Tel un homme de tous les métiers, Dominique Sirop, ce créateur (onze ans chez Givenchy), auteur de deux ouvrages à succès, travaille, écrit et habite au même endroit. Il se veut «artisan industriel» et occupe un ancien hôtel particulier, à proximité du quartier des vieux théâtres célèbres, à Paris. Lui-même se situe «entre la haute couture et le prêt-à-porter», mais ses clientes sont des célébrités, dont Marie-Claude Pietragalla (que nous avons vu danser cet été à Beittedine). Pour une griffe qui n’a fait son entrée «indépendante» dans la mode qu’en 1996, c’est une belle performance. «À l’époque, remarque-t-il, on prédisait la mort de la haute couture et on appelait dare-dare des couturiers étrangers pour la ranimer. Mais c’est toujours aux périodes les plus noires que les projets se...
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