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Actualités - Reportage

Noura, les artisans du chocolat (photo)

Habib et Pia Maria Chaaraoui qualifient le chocolat de matière noble qu’il faut traiter avec un respect extrême. C’est dans cette veine que les chocolateries Noura, qui fêtent cette année leur cinquantenaire, travaillent le chocolat. Fidèles au chocolat suisse Lindt, les Chaaraoui n’ont pas hésité, même au plus fort de la guerre et de la crise économique, à importer la même qualité. Une affaire de vingt tonnes de Lindt est importée chaque année et sert à la confiserie et à la pâtisserie. Une rigueur égale est apportée à toutes les matières premières, comme le lait et le beurre qui arrivent frais d’Europe. Sensibles à la critique et toujours à l’écoute d’une clientèle fidèle, les Chaaraoui sont stimulés par la concurrence qui les pousse à aller de l’avant. Chez Noura, le chocolat est travaillé avec passion par des artisans. Tout est fait selon une méthode artisanale, la préparation des pralines, le grillage des amandes, le triage des noix, absolument tout est fait manuellement et avec rigueur. Entièrement acquis à la passion du chocolat, Habib Chaaraoui affirme que de tous les domaines fréquentés par Noura, de la confiserie à la cuisine et la pâtisserie, le chocolat est son domaine de prédilection. «J’aurai aimé le vendre moins cher pour le rendre accessible à tous, mais le chocolat engage des frais énormes. Le prix de revient est déjà cher, et il ne faut pas oublier que nous sommes des artisans et que nos coûts sont donc plus élevés». Toujours à l’affût de tout ce qui se fait de mieux en matière de chocolat et de décoration, Pia Chaaraoui consacre désormais tous ses voyages pour importer de nouvelles idées. Le département des articles cadeaux s’affaire en ce moment pour créer les arrangements de Noël, dont tous les articles sont importés de l’étranger. Pour préparer Noël, Noura a plus d’un tour dans son sac. L’établissement a fait appel à M. Boucher, titré meilleur ouvrier de France en pâtisserie et confiserie. Accompagné de son épouse, M. Boucher est là pour communiquer son savoir-faire et donner un coup de jeune au chocolat traditionnel de Noura, en laissant sa touche de création. «Il faut s’adapter aux goûts des consommateurs du pays. Si j’introduis mes petits chocolats français de dix grammes, ils ne seront pas appréciés ici. J’ai donc respecté les habitudes du pays et pour répondre au goût des Libanais, j’ai dû faire un arôme plus corsé. Petit à petit, j’ai donc grillé mes noisettes et mes amandes et réduit le sucre». Ce n’est pas là le seul secret de M. Boucher, qui affirme que le chocolat est une composition de matières grasses nobles. «Il y a une ambiance à respecter. Ma recette, qui est bien équilibrée en France, ne l’est pas ici à cause des conditions climatiques. J’utilise mes petits pourcentages personnels qui varient selon le pays et que je réactualise selon les pays et les goûts. Chez Noura, j’initie les personnes travaillant le chocolat à procéder d’une autre façon. Vous pouvez prendre la même recette, des ingrédients identiques et traiter de deux manières différentes; la réaction en bouche sera complètement autre. L’insertion des ingrédients est une étape essentielle».
Habib et Pia Maria Chaaraoui qualifient le chocolat de matière noble qu’il faut traiter avec un respect extrême. C’est dans cette veine que les chocolateries Noura, qui fêtent cette année leur cinquantenaire, travaillent le chocolat. Fidèles au chocolat suisse Lindt, les Chaaraoui n’ont pas hésité, même au plus fort de la guerre et de la crise économique, à importer la même qualité. Une affaire de vingt tonnes de Lindt est importée chaque année et sert à la confiserie et à la pâtisserie. Une rigueur égale est apportée à toutes les matières premières, comme le lait et le beurre qui arrivent frais d’Europe. Sensibles à la critique et toujours à l’écoute d’une clientèle fidèle, les Chaaraoui sont stimulés par la concurrence qui les pousse à aller de l’avant. Chez Noura, le chocolat est travaillé...