De l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par les partis de gauche participant au gouvernement, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi après-midi en France contre les bombardements américains en Irak. À Paris, un millier de personnes selon les organisateurs, 400 selon la police, s’étaient rassemblées à l’appel des partis du gouvernement, le Parti socialiste (PS), le Parti communiste (PCF), le Parti des radicaux de gauche (PRG), les Verts et le Mouvement des citoyens (MDC). Les cinq partis avaient demandé que la France «prenne une initiative diplomatique forte en faveur de la cessation immédiate des hostilités», dans une déclaration commune, lue par le président délégué du MDC, Georges Sarre. «Ces frappes ont compromis les solutions politiques et diplomatiques pour résoudre les crises provoquées par les manœuvres répétées de Saddam Hussein et pour faire avancer la démocratie en Irak», ont-ils affirmé. Robert Hue, secrétaire national du Parti communiste, s’est félicité de cette démarche commune, ajoutant que la voix de la France doit être «plus forte et plus ferme» pour faire cesser l’action américaine. Pierre Guidoni, secrétaire du Parti socialiste chargé des relations internationales, conduisait la délégation du PS et Denis Baupin celle des Verts. Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte ouvrière (LO, trotskyste), a rejoint le rassemblement au moment de sa dislocation. À proximité de l’ambassade des États-Unis, l’épouse du président du Front National, Jany Le Pen, et une trentaine de militants d’extrême droite se sont rassemblés à l’appel de l’association «SOS enfants d’Irak», dont Mme Le Pen est présidente d’honneur. Trois mille personnes selon les organisateurs (500 selon la police) ont également défilé dans la capitale à l’appel du Parti des travailleurs (extrême gauche) et de la Gauche communiste, en demandant «l’arrêt immédiat de l’agression contre le peuple irakien». Enfin, 200 personnes, selon la police, ont défilé sans incident à l’appel des Irakiens de France, entre la place de Stalingrad et le quartier de Belleville. Dans l’est de la France, une centaine de personnes à Nancy et autant à Strasbourg ont manifesté pour protester contre les frappes américaines.
De l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par les partis de gauche participant au gouvernement, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi après-midi en France contre les bombardements américains en Irak. À Paris, un millier de personnes selon les organisateurs, 400 selon la police, s’étaient rassemblées à l’appel des partis du gouvernement, le Parti socialiste (PS), le Parti communiste (PCF), le Parti des radicaux de gauche (PRG), les Verts et le Mouvement des citoyens (MDC). Les cinq partis avaient demandé que la France «prenne une initiative diplomatique forte en faveur de la cessation immédiate des hostilités», dans une déclaration commune, lue par le président délégué du MDC, Georges Sarre. «Ces frappes ont compromis les solutions politiques et diplomatiques pour résoudre les crises...
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