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Actualités - Chronologie

Bakhos dénonce le recours à la torture dans les prisons

L’ancien député Auguste Bakhos a adressé hier une lettre ouverte au ministre de la Justice, Joseph Chaoul, le pressant de mettre un terme aux sévices physiques dont sont victimes les personnes arrêtées. M. Bakhos raconte : «Il y a une semaine, un inculpé dénommé T. Gh. a été convoqué au commissariat de Jounieh. Il y a été victime des pires tortures et s’est évanoui à plusieurs reprises au point qu’il a failli périr. À la suite de ces sévices, on est sans doute parvenu à lui extorquer des aveux. Le plus curieux dans cette affaire est que le malheureux a paru sur les écrans de télévision, le visage si tuméfié que ses parents et ses connaissances ne l’ont pas reconnu». M. Bakhos poursuit : «Il est resté quatre jours au commissariat avant d’être transféré au parquet de Baabda. Après l’avoir examiné, le médecin légiste Ahmed Hussein Mikdad a conclu que T. Gh. avait été victime de toutes sortes de tortures et a failli mourir». Citant certains médias, l’ancien député expose le cas d’un deuxième détenu, Moufid Succar, qui, battu par les agents du bureau de la lutte antidrogue, est mort des suites d’une hémorragie. M. Bakhos conclut, par ces mots, sa lettre adressée au ministre de la Justice : «Je vous ai relaté deux faits parmi des centaines d’autres, et j’ai estimé qu’il était de mon devoir de vous en informer de sorte que vous puissiez révéler l’identité des tortionnaires». Et d’ajouter : «En tant que ministre de la Justice, vous présidez aujourd’hui tous les parquets. Or, les enquêteurs des Forces de sécurité intérieure sont membres de la police judiciaire et obéissent de ce fait à vos instructions à travers les parquets. Je vous prie donc de considérer ma lettre comme une note et de la transférer au parquet près la Cour de cassation ou au commissariat militaire du gouvernement. Qu’une enquête soit donc ouverte à ce sujet pour définir les responsabilités et dissuader les auteurs de sévices», a-t-il dit. M. Bakhos rappelle dans ce cadre que le juge Georges Ghantous a déjà élaboré un projet visant à amender les procédures pénales de sorte que les personnes détenues ne soient plus victimes de sévices et qu’elles aient droit à la présence d’un avocat.
L’ancien député Auguste Bakhos a adressé hier une lettre ouverte au ministre de la Justice, Joseph Chaoul, le pressant de mettre un terme aux sévices physiques dont sont victimes les personnes arrêtées. M. Bakhos raconte : «Il y a une semaine, un inculpé dénommé T. Gh. a été convoqué au commissariat de Jounieh. Il y a été victime des pires tortures et s’est évanoui à plusieurs reprises au point qu’il a failli périr. À la suite de ces sévices, on est sans doute parvenu à lui extorquer des aveux. Le plus curieux dans cette affaire est que le malheureux a paru sur les écrans de télévision, le visage si tuméfié que ses parents et ses connaissances ne l’ont pas reconnu». M. Bakhos poursuit : «Il est resté quatre jours au commissariat avant d’être transféré au parquet de Baabda. Après l’avoir...