Voici la chronologie des événements qui se sont succédé en l’espace de moins de vingt-quatre heures, entre le retour, mardi soir du Proche-Orient, du président Bill Clinton et l’annonce des frappes aériennes contre l’Irak, mercredi soir. - Bill Clinton regagne Washington tard dans la nuit de mardi à mercredi de retour d’un séjour en Israël et à Gaza où il a pris la parole, lundi, devant le Conseil national palestinien (CNP). Il est prévu à ce moment que la Chambre des représentants doit se prononcer jeudi sur les quatre motions de destitution le concernant, à propos de l’affaire Monica Lewinsky. Un responsable américain indiquera par la suite que le président Clinton a en fait déjà décidé de lancer des frappes contre l’Irak, à la suite d’une conversation qu’il venait d’avoir avec son vice-président, Al Gore, depuis Air Force One. - Bill Clinton réunit mercredi matin son équipe de conseillers pour la sécurité nationale. La nouvelle crise irakienne est suscitée par le rapport très sévère pour Bagdad du responsable de la Commission spéciale des Nations unies pour le désarmement irakien (Unscom), le diplomate australien Richard Butler, qui dénonce le manque de coopération de Saddam Hussein. Assistent notamment à la réunion : le secrétaire à la Défense, William Cohen, le secrétaire d’État Madeleine Albright et le responsable de la CIA, George Tenet. - Le vice-président Al Gore s’active entre-temps sur le plan intérieur pour éviter un vote de destitution, jeudi, à la Chambre et plaide pour une «solution de compromis», en dépit des ralliements successifs à la cause de la destitution. - Bill Clinton multiplie aussi les appels téléphoniques. Il contacte certains dirigeants alliés, en particulier le Premier ministre britannique, Tony Blair, ainsi que plusieurs dirigeants du Congrès : parmi ces derniers, le «speaker» président sortant républicain de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, et son successeur, Bob Livingston. - Les leaders républicains et démocrates de la Chambre concluent un accord de principe pour retarder «en cas de frappes contre l’Irak» le vote de destitution prévu jeudi contre le président Clinton. - Le président Clinton annonce mercredi soir au pays que les États-Unis et la Grande-Bretagne ont déclenché «une série d’attaques aériennes fortes et soutenues» contre les capacités militaires de l’Irak. - Le prochain «speaker» de la Chambre, Bob Livingston, annonce peu après le report du débat autour de la destitution du président Bill Clinton, en raison de la crise irakienne. Le débat, déclare-t-il, aura lieu «peut-être vendredi, peut-être samedi, mais en tout cas dans un avenir proche».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Voici la chronologie des événements qui se sont succédé en l’espace de moins de vingt-quatre heures, entre le retour, mardi soir du Proche-Orient, du président Bill Clinton et l’annonce des frappes aériennes contre l’Irak, mercredi soir. - Bill Clinton regagne Washington tard dans la nuit de mardi à mercredi de retour d’un séjour en Israël et à Gaza où il a pris la parole, lundi, devant le Conseil national palestinien (CNP). Il est prévu à ce moment que la Chambre des représentants doit se prononcer jeudi sur les quatre motions de destitution le concernant, à propos de l’affaire Monica Lewinsky. Un responsable américain indiquera par la suite que le président Clinton a en fait déjà décidé de lancer des frappes contre l’Irak, à la suite d’une conversation qu’il venait d’avoir avec son...