Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

La physionomie des marchés Beyrouth : léger repli technique du dollar

Après plus de deux mois de stabilité, le dollar a été légèrement tiré à la baisse hier sur le marché des changes de Beyrouth, sans motif apparent. Cela d’autant qu’il est resté recherché au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) en l’absence toujours de contreparties valables à l’offre en dehors de celle-ci. Ce changement s’explique donc par l’abaissement par la BDL de son taux à la vente du billet vert de 1 515,00 à 1 514,00 LL tout en maintenant son taux symbolique à l’achat en l’état à 1502,00 LL, le faisant clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL contre 1 508,50 LL depuis le mi-octobre, en repli d’un demi-point. Ce développement a amené les établissements de crédit à négocier le dollar au nouveau point supérieur d’intervention de la BDL, comme auparavant, et rarement en dehors d’elle en raison de la réticence de l’offre particulière à se placer à ce niveau. Il a dû ainsi fluctuer toute la journée d’hier entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, dans un volume d’affaires modéré ne dépassant pas quelque 12 millions de dollars, en grande partie vendus par la BDL à 1 514,00 LL, indique-t-on dans les milieux cambistes. Coup d’arrêt à la hausse du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar s’est stabilisé, à New York, après avoir reculé dans la matinée en Asie et en Europe sur la confirmation de la frappe militaire américano-britannique sur l’Irak, les marchés ayant largement anticipé la veille ce développement. La tension avec l’Irak avait donné un coup de fouet au billet vert mercredi, soulageant la pression exercée les jours précédents par l’approche du vote de destitution du président Clinton à la Chambre des représentants. D’ailleurs, ce vote, qui a été repoussé à aujourd’hui au lieu d’hier, ne tardait pas à relancer quelques pressions sur le dollar dans la crainte de l’adoption par cette Chambre de la procédure de destitution du président américain. «Ce n’est que partie remise, le risque de destitution du président va continuer à peser sur le dollar» , affirme-t-on dans les milieux cambistes américains. Dans ce contexte, la devise américaine n’a pas pu réagir sensiblement hier, aux chiffres sur la balance commerciale des biens et services aux États-Unis dont le déficit a diminué à 14,19 milliards de dollars en octobre contre 14,40 milliards en septembre. Il en est de même de la diminution du nombre des demandeurs d’allocations-chômage de 31 000 personnes, la semaine dernière, en raison vraisemblablement de créations d’emplois non agricoles et dont l’annonce est passée inaperçue sur les marchés. C’est ainsi qu’à New York le billet vert s’est négocié hier sur un ton hésitant, comme suit : – 1,6745 pour un sterling contre 1,6710, la veille. – 1,6675 DM contre 1,6730. – 5,5945 FF contre 5,6095. – 1,3490 FS contre 1,3505. – 1651,50 lires contre 1656,20. – 116,05 yens contre 116,55. Bourse de Beyrouth : léger mieux Sur les places boursières, l’action «B» de Solidere a progressé de 10 1/4 à 10 3/8 dollars, entraînant une hausse de la Bourse de Beyrouth, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. L’indice général LISPI a augmenté de 0,13 % à 87,54 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu en l’état à 197,38 points. Ce développement s’est toutefois produit dans un volume d’affaires modérément étoffé, ne dépassant pas quelque 101 995 actions d’une valeur globale de 519 069 dollars. Wall Street : indifférente aux frappes contre l’Irak Quant à Wall Street, elle est restée hier indifférente aux frappes aériennes contre l’Irak et à la procédure de destitution du président Clinton devant la Chambre des représentants aujourd’hui. Selon les experts, les places financières mondiales avaient déjà connu dans le passé une situation pareille et leur réaction a été étouffée. Et d’ajouter que les deux questions vraiment importantes pour les marchés demeuraient toujours l’orientation des taux d’intérêt et les perspectives de bénéfice des sociétés. À cet égard, il a suffi hier d’une annonce rassurante de la troisième banque américaine, la Chase Manhattan, sur ses perspectives financières au 4e trimestre pour tirer tout le secteur financier à la Bourse de New York à la hausse et entraîner dans son sillage les autres secteurs de la cote, par moments. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est remonté d’un plus bas de la séance à 8 785,75 points à un plus haut à 8 879,94 points, avant d’afficher en préclôture 8 863,54 points, en hausse de 72,94 points sur la veille. Paris : 3e séance de hausse consécutive La Bourse de Paris était ferme jeudi malgré les frappes américaines en Irak qui étaient loin de susciter les frayeurs constatées sept ans plus tôt lors de la guerre du Golfe. En baisse de 0,35 % à l’ouverture, l’indice CAC 40 a très vite renoué avec la hausse pour terminer à 3 751,17 points en hausse de 1,18 %. Le marché a été assez actif avec un chiffre d’affaires sur le marché à règlement mensuel de 12,2 milliards de francs. Les frappes américaines en Irak dans la nuit de mercredi à jeudi n’ont pas déstabilisé les marchés. Après plusieurs avertissements ces dernières semaines les Américains ont décidé de frapper des points stratégiques à Bagdad mais les opérateurs sont convaincus que cette opération militaire ne se prolongera pas dans le temps. Recherchées en début de séance, les valeurs pétrolières étaient en baisse à la clôture après le recul des cours du brut : Elf perdait 1,87 % et Total 3,74 % dans un marché actif. Seita a fini en repli de 3,5 % après l’annonce de deux opérations de croissance externe. Sodexho Alliance qui a annoncé une hausse de 2 % du résultat pour l’exercice 97/98, a progressé de 7 % à 1 178 FF, les analystes estimant que l’intégration de Sodexho Marriott Services se déroulait favorablement. Londres : clôture en hausse La Bourse de Londres a clôturé en hausse jeudi grâce à l’annonce d’une progression inattendue des ventes de détail en novembre et d’une hausse des valeurs pétrolières après l’attaque anglo-américaine contre l’Irak. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé en hausse de 54,8 points à 5 685,2 points, soit 0,97 %. Les valeurs britanniques ont également été aidées par une ouverture positive de Wall Street. En légère baisse en début de séance, l’indice s’est repris après l’annonce d’une hausse de 0,8 % des ventes de détail en novembre. Ce chiffre tendrait à indiquer que la consommation des ménages ne recule pas aussi rapidement qu’on le craignait et permet d’espérer une période de Noël moins mauvaise que prévue pour les commerçants. Marks and Spencer a gagné 2 pence à 394. Bien que le prix du pétrole n’ait pas progressé après les attaques contre l’Irak, les valeurs pétrolières se sont appréciées. BP a gagné 12 pence à 888. Emap a gagné 40 pence à 1 040 poursuivant sa reprise après l’annonce de la reprise de l’éditeur de magazines américain Petersen. BSKyB a perdu 21 pence à 480 après l’annonce de la vente par Granda, Pearson et Pathé de la vente d’1 % des actions BSKyB détenues par leur société commune BSB Holdings. Le rendement de l’emprunt d’État à 10 ans s’établissait en fin de journée à 4,453 % contre 4,475 % mercredi soir. L’écart de rendement avec le bund correspondant a continué de baisser, atteignant 59,3 points de base contre 61,5 la veille. Parmi les valeurs du Footsie, 33 ont terminé en baisse et 64 en hausse. Le volume des échanges était estimé à 825 millions d’actions en fin de séance. Francfort : dans le sillage de Wall Street La Bourse de Francfort a gagné 0,97 % jeudi dans le sillage de Wall Street, mais dans des volumes de transactions extrêmement faibles, ont indiqué des courtiers. L’indice X-DAX a terminé à 4 732,11 points sur le marché électronique XETRA, par où transitent les deux tiers des ordres passés à Francfort. Sur le marché à la crise, le DAX des trente valeurs vedettes a progressé de 1,29 % à 4 723,81 points. Pendant toute la matinée, la Bourse de Francfort est restée apathique. Les raids américano-britanniques contre l’Irak ont eu une influence minime sur le dollar, et quasiment aucun impact sur le marché des actions, ont souligné les opérateurs. Le dollar a été fixé à 1,6640 DM à Francfort contre 1,6600 au fixing de la veille. Les nouvelles sur le front des entreprises sont de plus restées très pauvres. Francfort s’est alignée sur la Bourse de New York, qui a ouvert en hausse, ont indiqué les opérateurs, sans que les volumes de transactions ne s’étoffent pour autant. Zurich : en net progrès La Bourse de Zurich a gagné jeudi 2,24 %, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) affichant à la clôture un important gain de 154,5 points à 7 041,0 points contre 6 668,5 mercredi. L’indice élargi Swiss Performance Index (SPI) a de son côté clôturé à 4 426,61, soit une hausse de 84,45 points (+1,94 %). Le marché a enregistré une progression assez linéaire aujourd’hui, bien que plus marquée en deuxième partie de journée, grâce notamment aux bonnes performances de quelques valeurs vedettes, dont Swisscom, UBS et Swissair, a commenté Jean-Pierre Crettaz, courtier à la banque Warburg Dillon Read (groupe UBS).
Après plus de deux mois de stabilité, le dollar a été légèrement tiré à la baisse hier sur le marché des changes de Beyrouth, sans motif apparent. Cela d’autant qu’il est resté recherché au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) en l’absence toujours de contreparties valables à l’offre en dehors de celle-ci. Ce changement s’explique donc par l’abaissement par la BDL de son taux à la vente du billet vert de 1 515,00 à 1 514,00 LL tout en maintenant son taux symbolique à l’achat en l’état à 1502,00 LL, le faisant clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL contre 1 508,50 LL depuis le mi-octobre, en repli d’un demi-point. Ce développement a amené les établissements de crédit à négocier le dollar au nouveau point supérieur d’intervention de la BDL, comme...