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Actualités - Chronologie

Les déposants arabes toujours fidèles au secteur bancaire libanais

Le secrétaire général de l’Union des banques arabes (UBA), M. Adnan Hindi, a affirmé que les investisseurs arabes n’ont pas quitté la place bancaire libanaise à la suite du départ du Premier ministre Rafic Hariri. «Les investisseurs arabes, dont les capitaux placés dans le secteur bancaire libanais s’élèvent à cinq milliards de dollars, ne s’y sont pas retirés en dépit du changement gouvernemental intervenu début décembre», a déclaré M. Adnan Hindi lors d’une conférence de presse tenue mercredi soir. Selon M. Hindi, «les investisseurs arabes ont été rassurés par le fait que la livre libanaise n’a pas bougé après le départ de M. Hariri et que le nouveau gouvernement de Sélim Hoss s’est montré attaché à la stabilité monétaire». La part des investisseurs étrangers, dont celles des Arabes, se monte à 25 % des dépôts du secteur bancaire libanais, selon le secrétaire général de l’Association des banques libanaises (ABL), Makram Sader. Après avoir salué les performances des banques libanaises au cours des six dernières années, M. Hindi a mis en garde contre «les effets négatifs sur le secteur bancaire libanais en 1999, en raison de la dérive des finances publiques illustrées par une dette à 17 mds USD et par un déficit budgétaire récurrent». Les actifs des banques libanaises sont passés de 12 mds en 1993 à 35 mds USD fin septembre 1998, alors que les fonds propres se sont élevés à 2 mds en 1998 contre 250 M USD. Selon M. Hindi, qui est basé à Beyrouth, «le secteur bancaire libanais peut se renforcer avec la poursuite du processus en cours de fusions entre les banques». Fin novembre, Bank of Beirut avait acquis la banque libanaise, Transorient Bank. En octobre, trois banques, la National Trust Bank, la Banque al-Moghtareb et la Unibank avaient fusionné pour former l’United Bank of Lebanon (UBL), au capital de 57 M USD millions de dollars. Auparavant, la Banque Audi avait pris en mars le contrôle de l’Orient Credit Bank. Aujourd’hui, la Byblos Bank, classée 2e des 68 banques opérant au Liban, négocie, par l’intermédiaire de la société japonaise Nomura, l’achat de la Banque libanaise pour le Commerce, classée à la 12e place, selon des sources bancaires. Par ailleurs, M. Hindi a affirmé que l’année 1999 sera «une année difficile» pour le secteur bancaire arabe en raison de la chute des cours du pétrole. «La chute de moitié des cours du pétrole va avoir un impact négatif en 1999 sur les finances des pays du Golfe ainsi que sur celles des autres pays arabes car les budgets ont été basés sur un prix du baril à 16 dollars». Selon M. Hindi, «la croissance dans les pays arabes va tomber à 2,5 % contre 3,8 % en 1998 en raison de la baisse des recettes et de la compression des dépenses». «Par conséquent, les prêts et les aides octroyés par les monarchies du Golfe vont baisser, ce qui va influer négativement sur l’activité bancaire arabe», a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de l’Union des banques arabes (UBA), M. Adnan Hindi, a affirmé que les investisseurs arabes n’ont pas quitté la place bancaire libanaise à la suite du départ du Premier ministre Rafic Hariri. «Les investisseurs arabes, dont les capitaux placés dans le secteur bancaire libanais s’élèvent à cinq milliards de dollars, ne s’y sont pas retirés en dépit du changement gouvernemental intervenu début décembre», a déclaré M. Adnan Hindi lors d’une conférence de presse tenue mercredi soir. Selon M. Hindi, «les investisseurs arabes ont été rassurés par le fait que la livre libanaise n’a pas bougé après le départ de M. Hariri et que le nouveau gouvernement de Sélim Hoss s’est montré attaché à la stabilité monétaire». La part des investisseurs étrangers, dont celles des Arabes, se...