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Actualités - Reportage

Promenades libanaises Afqa, source de légendes (photo)

Une grotte, un temple, une source et un fleuve tissent la plus célèbre des légendes phéniciennes : celle d’Adonis et d’Astarté. Sous les ombrages d’Afqa, ces deux divins se sont aimés pour la première fois, et en cet endroit, ils ont échangé leur dernier baiser. Beau, jeune dieu de la végétation, Adonis a été tué par un sanglier. Alarmée par ce malheur, Astarté parcourt la montagne en pleurs pour le retrouver. Hélas ! Elle ne peut le sauver, et le jeune divin saigne à mort. Son sang s’infiltre dans le sol pour réapparaître en anémones et rejaillir de la source, tous les ans, à la fin de l’hiver. En fait, l’eau du fleuve en crue est rougeâtre à cause du limon dont elle se charge. Adonis mort en été, est ressuscité au printemps ; la terre aride en été redevient fertile à la fin de l’hiver : c’est la transcription religieuse du cycle des saisons... En face de la grotte, subsistent les ruines d’un temple. Dédié à Vénus, célèbres dans l’Antiquité, des croyants venaient de toutes les régions, même de Palmyre, pour prier dans ce temple et rendre hommage à la divinité. Son plan est méconnaissable, mais il devait comporter un bassin dans lequel les fidèles lançaient leurs offrandes, Si elles tombaient au fond de l’eau, elles étaient agréées. Au contraire, si elles flottaient c’est qu’elles étaient rejetées. Le temple a été détruit par l’empereur Constantin qui considérait licencieux le culte. Pour être reconstruit par l’empereur Julien. Mais il fut vite abandonné. Toutefois, le mythe d’Adonis et le culte de la déesse du temple ont survécu à travers les siècles. Aujourd’hui, chrétiens et chiites de la région dédient le temple à une certaine Zahra, personnage aux pouvoirs divins, substitut de Vénus. Sous les voûtes ensevelies par l’herbe, des bougies se consument continuellement. Sur le figuier, à l’entrée du temple, des lambeaux d’habits déchirés pendent aux branches et blanchissent au soleil. Ils ont été déposés là par des personnes désireuses d’obtenir la guérison de l’un des leurs, preuve de grande foi en Zahra. Ce site se trouve à 46 kilomètres de Byblos et a été décrit par Ernest Renan, archéologue et épigraphiste du siècle dernier, comme étant «l’un des sites les plus beaux du monde».
Une grotte, un temple, une source et un fleuve tissent la plus célèbre des légendes phéniciennes : celle d’Adonis et d’Astarté. Sous les ombrages d’Afqa, ces deux divins se sont aimés pour la première fois, et en cet endroit, ils ont échangé leur dernier baiser. Beau, jeune dieu de la végétation, Adonis a été tué par un sanglier. Alarmée par ce malheur, Astarté parcourt la montagne en pleurs pour le retrouver. Hélas ! Elle ne peut le sauver, et le jeune divin saigne à mort. Son sang s’infiltre dans le sol pour réapparaître en anémones et rejaillir de la source, tous les ans, à la fin de l’hiver. En fait, l’eau du fleuve en crue est rougeâtre à cause du limon dont elle se charge. Adonis mort en été, est ressuscité au printemps ; la terre aride en été redevient fertile à la fin de l’hiver :...