Les syndicats des ouvriers et des employés du Port de Beyrouth ont accusé le directeur de cet office autonome, M. Mouhib Itani, de nombreuses irrégularités administratives et ont menacé de recourir à la grève et à la «désobéissance» si les autorités n’interviennent pas pour mettre de l’ordre dans ce secteur. Les présidents des deux syndicats du port, MM. Antoine Béchara et Ali Houmani, ont tenu une conférence de presse conjointe au cours de laquelle ils ont énuméré 24 «irrégularités» commises par M. Itani. Ce dernier est notamment accusé d’avoir violé les clauses de la convention collective en employant au port «des proches et des parents au détriment de tous les critères». M. Itani est d’autre part accusé d’être intervenu dans les affaires des syndicats, d’avoir paralysé le conseil d’administration, d’avoir augmenté les heures de travail dans les services administratifs, d’avoir fixé à 2 % du salaire l’assurance médicale, qui est venue s’ajouter à la tranche versée à la Caisse nationale de sécurité sociale. Les syndicats reprochent aussi à M. Itani d’avoir contraint les ouvriers d’enregistrer leurs heures de travail en apposant leurs empreintes digitales, et d’avoir élaboré un système d’hospitalisation contraire aux clauses de la Convention collective du travail. Il est également accusé de favoritisme parce qu’il a accordé une augmentation de 240 % aux chefs de services, alors que les ouvriers et autres employés n’ont bénéficié d’aucune majoration de salaire. M. Itani aurait en outre recruté 140 nouveaux employés, alors que le Conseil des ministres avait fixé le plafond à 25 personnes. «La plupart de ceux qui ont trouvé un emploi au port sont des proches et des parents de M. Itani», précise le communiqué lu par M. Béchara, qui a par ailleurs indiqué que le directeur du port a créé sept nouveaux postes de directeurs, bloquant ainsi la promotion des employés qui travaillent depuis plusieurs décennies dans cet office autonome. M. Béchara a ajouté que M. Itani «bénéficiait d’une importante couverture politique sous l’ancien régime». «Aujourd’hui, les choses ont changé et les syndicats peuvent se réunir et revendiquer leurs droits», a-t-il souligné.
Les syndicats des ouvriers et des employés du Port de Beyrouth ont accusé le directeur de cet office autonome, M. Mouhib Itani, de nombreuses irrégularités administratives et ont menacé de recourir à la grève et à la «désobéissance» si les autorités n’interviennent pas pour mettre de l’ordre dans ce secteur. Les présidents des deux syndicats du port, MM. Antoine Béchara et Ali Houmani, ont tenu une conférence de presse conjointe au cours de laquelle ils ont énuméré 24 «irrégularités» commises par M. Itani. Ce dernier est notamment accusé d’avoir violé les clauses de la convention collective en employant au port «des proches et des parents au détriment de tous les critères». M. Itani est d’autre part accusé d’être intervenu dans les affaires des syndicats, d’avoir paralysé le conseil...
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