Le procès fictif des assassins présumés du député brésilien Joao Carlos Batista, abattu il y a dix ans, a eu lieu lundi soir à Toulouse (sud-ouest) à l’initiative d’Amnesty International à l’occasion du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette audience d’«un procès qui n’a pas encore eu lieu», simulée par des avocats et des magistrats de Toulouse qui entendaient «lutter contre l’impunité», s’est déroulée devant plus de 300 personnes dans une salle de conférences du centre de la «ville rose». Cependant, les organisateurs n’avaient volontairement pas prévu de verdict, voulant simplement qu’un procès public soit organisé au Brésil. Joao Carlos Batista, député du Parti socialiste brésilien (PSB), avocat des paysans sans terre et partisan de la réforme agraire, a été assassiné le 6 décembre 1988 à Belem (État du Para) à l’âge de 36 ans. Depuis lors, sept juges se sont successivement occupés de l’affaire qui est toujours à l’instruction, le procès des assassins présumés n’a pas encore eu lieu et, selon Amnesty, aucune date n’est encore fixée pour celui-ci. Les commanditaires supposés du meurtre ne sont pas poursuivis, un intermédiaire a récemment fait l’objet d’un non-lieu et, sur les deux exécutants présumés, l’un, Roberto Cirino, a été assassiné dans sa cellule en prison, a précisé Amnesty. L’avocat général de ce procès a déclaré dans son réquisitoire: «Parce que ma parole est libre, je peux aujourd’hui dire que c’est une enquête aux carences évidentes, aux lacunes telles qu’elles permettent d’éviter que l’on remonte à ceux qui ne sont pas là. Seuls ici sont jugés des exécutants, le temps de la justice est long, mais il est arrivé».
Le procès fictif des assassins présumés du député brésilien Joao Carlos Batista, abattu il y a dix ans, a eu lieu lundi soir à Toulouse (sud-ouest) à l’initiative d’Amnesty International à l’occasion du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette audience d’«un procès qui n’a pas encore eu lieu», simulée par des avocats et des magistrats de Toulouse qui entendaient «lutter contre l’impunité», s’est déroulée devant plus de 300 personnes dans une salle de conférences du centre de la «ville rose». Cependant, les organisateurs n’avaient volontairement pas prévu de verdict, voulant simplement qu’un procès public soit organisé au Brésil. Joao Carlos Batista, député du Parti socialiste brésilien (PSB), avocat des paysans sans terre et partisan de la réforme...
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