Alain Caveglia a propulsé l’Olympique lyonnais en quart de finale d’une Coupe d’Europe pour la première fois depuis 30 ans en inscrivant trois buts salvateurs face à Bruges mardi soir (4-3). Vainqueur 1-0 à l’aller, Lyon se qualifie 5-3 sur les deux matches. L’OL n’avait plus atteint les quarts de finale d’une compétition européenne depuis la Coupe des Coupes 1967/68. Ce succès en Belgique, pour le huitième de finale retour de la Coupe de l’UEFA, a été conquis en deux temps. Les Lyonnais ont d’abord étouffé toute vélléité offensive belge par leur excellente organisation, s’offrant le luxe de marquer grâce aux coups de patte de leur capitaine roublard. Puis au cours d’un quart d’heure échevelé en seconde période, les Lyonnais ont répliqué coup pour coup aux égalisations successives des Belges, avant de prendre définitivement l’ascendant. Le premier tir cadré est pourtant pour les Brugeois après deux minutes de jeu, par Olivier De Cock. Les Lyonnais se font moins timides après dix minutes, sur une percée de Florent Laville d’abord, puis sur un coup-franc de Caveglia détourné par Patrice Carteron. Ces efforts sont vite payés de retour. À la 16e, le capitaine rhodanien signe son dixième but de la saison, toutes compétitions confondues, et son premier hors du Stade Gerland, en ouvrant la marque sur sa spécialité, le coup-franc. Parti du coin gauche, à la limite de la surface, le ballon passe entre les jambes du mur brugeois avant de rebondir au-dessus de Nader el-Sayed, le gardien égyptien du club belge. La pression s’accentue ensuite sur le camp lyonnais, mais la défense veille. À la demi-heure, Hubert Fournier détourne ainsi en corner une frappe de Sven Vermant, servi par Darko Anic, qui aurait pu être dangereuse. Quatre buts en sept minutes Très bon tactiquement, fort de trois demis défensifs, l’OL se montre intraitable et toujours dangereux, comme sur un tir de l’incontournable Caveglia à la 40e. Après la pause, ce dernier, lancé par David Linarès, double le score à la 55e du bord de la surface, d’un tir parfaitement travaillé en pleine lucarne, inscrivant son cinquième but en Coupe d’Europe. La tâche paraît désormais impossible pour les leaders du championnat de Belgique, qui doivent marquer trois buts s’ils veulent se qualifier. Mais Tjorven de Brul, en réduisant le score 2-1 à la 63e, déclenche les minutes les plus folles du match : quatre buts vont être inscrits en sept minutes. Olivier de Cock commence par égaliser en trompant Grégory Coupet à la 69e d’une pichenette astucieuse de l’extérieur du droit. Trois minutes plus tard, Steed Malbranque s’enfonce dans la défense brugeoise, le ballon est mal repoussé et Caveglia, l’homme du match, conclut l’action au fond des buts de Nader. Darco Anic, une minute plus tard sur coup-franc, égalise à nouveau en contournant par l’extérieur le mur lyonnais. Mais Vikash Dhorasoo, après un raid solitaire, redonne de nouveau l’avantage – définitif celui-là – à la 76e minute. Le score en restera là, Caveglia pourra lever les bras en sortant du terrain à la 78e minute, remplacé par Frédéric Kanouté, qui manquera d’ajouter un cinquième but à la 90e, mais croisera trop son tir à ras de terre. Peu importe, l’OL a accompli sa tâche avec assurance et inspiration. Un petit 0-0 suffit à Bordeaux Un match nul 0-0 au terme d’un match sans saveur face aux Grasshoppers de Zurich a suffi aux Girondins de Bordeaux pour se qualifier mardi soir pour les quarts de finale de la Coupe de l’UEFA. Auteur d’un résultat avantageux à l’aller en Suisse 3-3, les Girondins ne sont jamais parvenus à se mettre à l’abri durant 90 minutes d’un match qui ne restera pas dans les annales. Privés de leur défenseur central Hervé Alicarte, blessé au mollet gauche, et de leur meneur de jeu Ali Benarbia, les Bordelais n’ont pu franchir le milieu de terrain dense dressé par leur adversaires, l’essentiel de la première période ressemblant à une bataille de tranchées. En face, les Grasshoppers, qui devaient absolument marquer pour espérer se qualifier, souffraient en attaque de l’absence de leur attaquant vedette Kubilay Turkyilmaz, blessé. Ce qui faisait qu’à la pause, aucune des deux équipes n’avaient eu une véritable occasion à se mettre sous la dent, si ce n’est une tête plongeante de François Grenet sur un centre de Sylvain Wiltord sans danger pour le gardien helvète. Une frappe enroulée de Johan Micoud qui manquait la cible, une sortie d’Ulrich Ramé de la tête hors de sa surface au devant de Mihaël Kavelaschvili et une frappe lointaine de Mihaël Tararache à côté des buts bordelais étaient venues donner un peu de piquant à quarante-cinq minutes sans le spectacle qu’avait promis le match aller. Expulsion de Tararache Les Suisses revenaient dans des meilleures dispositions et s’approchaient un peu plus des buts de Ramé mais la première véritable occasion était bordelaise après vingt minutes de jeu en seconde période, sur une frappe appuyée de Lilian Laslandes que Zuberbuhler captait sans difficulté. Laslandes manquait peu après le cadre de la tête sur un centre au cordeau de Bruno Da Rocha entré en jeu à la place de Lassina Diabaté. Ces occasions signaient le réveil des Girondins qui se faisaient de plus en plus pressants. Wiltord ne parvenait pas par deux fois à utiliser deux bons ballons dans la surface. La tâche des Bordelais, toujours sous la menace du but qui les aurait éliminés, allaient avoir la tâche facilitée par l’expulsion de Tararache pour un tacle par derrière sur Kiki Musampa qui avait remplacé David Jemmali (77e). Tikva inquiétait cependant Ramé sur un coup-franc parfaitement tiré des 25 mètres mais le portier girondin s’en tirait sans mal. À 11 contre 10, les Bordelais ne se montraient pas plus dangereux et se contentaient finalement d’un résultat qui les qualifiait pour le rendez-vous du mois de mars.
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