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Actualités - Biographies

Eleanor Roosevelt, l'artisan de la première heure

Eleanor Roosevelt, qui fut l’un des artisans de la Déclaration universelle des droits de l’homme, reste l’une des «first ladies» américaines les plus respectées, parfois qualifiée aux États-Unis de «femme publique la plus importante du XXe siècle». Forte personnalité, elle a consacré sa vie aux réformes sociales, infatigable avocate avant l’heure des Noirs, des femmes, des jeunes ou des pauvres. L’hebdomadaire “Time” l’a sacrée cette année l’une des 20 personnalités ayant marqué le siècle, aux côtés de Nelson Mandela, Gandhi, Jean-Paul II ou Mikhaïl Gorbatchev. Née en 1884, décédée en 1962, elle était la nièce du président Theodore Roosevelt (1858-1919) et la femme du 32e président, Franklin Delano Roosevelt, un cousin épousé en 1905 à 21 ans, après une enfance particulièrement malheureuse. Elle restera «first lady» pendant 12 ans, entre 1933 et 1945, son mari ayant été réélu à trois reprises. Mère de six enfants dont un mourut rapidement, elle s’était consacrée jusqu’à la Première Guerre mondiale à la carrière politique naissante de son époux, jusqu’à ce qu’elle se découvre trompée, un traumatisme qui la conduit à affirmer son indépendance et ses idées. Le couple Roosevelt ne s’entend guère — il la trompera toute sa vie — mais il forme une formidable équipe politique. Quand il est enfin élu président en 1932, elle a 48 ans. Elle est sa conseillère, plaide inlassablement pour les pauvres et les opprimés, à l’époque de la grande dépression puis du New Deal, «un ministre sans portefeuille, la femme la plus influente de l’époque» selon un commentateur d’alors. Elle secoue le carcan des «premières dames», devient la première à prendre la parole devant une convention nationale, à écrire une chronique régulière -«My Day»- dans les journaux, à gagner de l’argent comme conférencière, ou à intervenir dans des émissions de radio. La petite histoire s’en souvient comme de la «first lady» organisant des conférences de presse hebdomadaires où n’étaient invitées que des femmes, une assurance que tous les grands journaux embaucheraient au moins une femme journaliste. L’histoire reconnaît en elle un des principaux artisans de la Déclaration universelle des droits de L’homme. Cinquante ans après, les visiteurs sont toujours nombreux à visiter sa maison à Hyde Park, dans l’État de New York. Et l’actuelle première dame, Hillary Clinton, reconnaît tenir avec elle des conversations imaginaires, s’inspirant de sa vie pour mener la sienne, surtout dans les moments difficiles.
Eleanor Roosevelt, qui fut l’un des artisans de la Déclaration universelle des droits de l’homme, reste l’une des «first ladies» américaines les plus respectées, parfois qualifiée aux États-Unis de «femme publique la plus importante du XXe siècle». Forte personnalité, elle a consacré sa vie aux réformes sociales, infatigable avocate avant l’heure des Noirs, des femmes, des jeunes ou des pauvres. L’hebdomadaire “Time” l’a sacrée cette année l’une des 20 personnalités ayant marqué le siècle, aux côtés de Nelson Mandela, Gandhi, Jean-Paul II ou Mikhaïl Gorbatchev. Née en 1884, décédée en 1962, elle était la nièce du président Theodore Roosevelt (1858-1919) et la femme du 32e président, Franklin Delano Roosevelt, un cousin épousé en 1905 à 21 ans, après une enfance ...