Sexuellement transmissible, le papillomavirus est à l’origine d’un grand nombre de cancers du col de l’utérus. La médecine est aujourd’hui en mesure de dépister et traiter cette infection pour éliminer le virus responsable. La réputation de ce virus n’est pas à faire. On le sait responsable de lésions qui peuvent évoluer, une fois sur cent, en cancer du col utérin. Chaque année, un grand nombre de femmes sont en effet atteintes. Pour certaines d’entre elles, la maladie sera fatale. Pourtant, entre la contamination et la maladie, il s’écoule environ dix ans. Un délai qui autorise dépistage et traitement. Le virus, transmis sexuellement dans la majorité des cas, se niche dans la muqueuse des organes génitaux. À l’association d’une baisse des défenses immunitaires, d’une fatigue, d’un stress, d’une maladie générale ou d’une autre MST, ou bien lors de la grossesse, il «explose» à la surface sous forme de petites excroissances semblables à des verrues, les condylomes. Ceux-ci envahissent les organes génitaux, l’anus, le haut des cuisses. Un seul contact avec ces régions suffit à la transmission du virus, à moins que le partenaire exposé ne dispose de bonnes défenses immunitaires. Chez le porteur, il peut se développer sans bruit, altérant les cellules saines, pouvant les transformer en cellules cancéreuses. Les lésions ne se manifestent que très rarement par des crêtes-de-coq bien visibles à l’œil nu. La plupart du temps, elles passent totalement inaperçues. Enfouis dans la profondeur des organes génitaux, les condylomes ne peuvent être visualisés, même au spéculum du gynécologue. Le frottis reste le seul examen qui permet de les détecter. Les lésions légères régressent spontanément dans 84% des cas chez les femmes de moins de 35 ans et dans 40% des cas chez les plus âgées. Six mois plus tard, un second frottis informe sur la persistance ou la disparition des lésions. Les traitements en cas de persistance ont une efficacité proche de 100%. Les soins appropriés visent à supprimer le plus de virus possible, afin de laisser le champ libre aux défenses immunitaires qui élimineront le reste.
Sexuellement transmissible, le papillomavirus est à l’origine d’un grand nombre de cancers du col de l’utérus. La médecine est aujourd’hui en mesure de dépister et traiter cette infection pour éliminer le virus responsable. La réputation de ce virus n’est pas à faire. On le sait responsable de lésions qui peuvent évoluer, une fois sur cent, en cancer du col utérin. Chaque année, un grand nombre de femmes sont en effet atteintes. Pour certaines d’entre elles, la maladie sera fatale. Pourtant, entre la contamination et la maladie, il s’écoule environ dix ans. Un délai qui autorise dépistage et traitement. Le virus, transmis sexuellement dans la majorité des cas, se niche dans la muqueuse des organes génitaux. À l’association d’une baisse des défenses immunitaires, d’une fatigue, d’un stress, d’une...
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