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Actualités - Chronologie

Vénézuela Campagne présidentielle tumultueuse

La course à la présidence vénézuélienne a pris un tour houleux mardi avec une multiplication des attaques contre Hugo Chavez, un ancien lieutenant-colonel de 44 ans, auteur d’un putsch manqué, donné favori dans les sondages. Conforté par l’appui de dernière minute que viennent de lui apporter deux importants partis, le candidat indépendant Henrique Salas a qualifié son adversaire populiste de «monstre de la vie politique vénézuélienne» et de «dictateur potentiel». Favori des milieux d’affaires, Salas a mis en doute l’attachement à la démocratie de Chavez en rappelant dans une interview à la télévision le rôle joué par ce dernier dans le coup d’État manqué de 1992. Salas, qui avait déjà accusé lundi Chavez de s’être comporté en «lâche» lors de cet épisode, est en retard de 12 pour cent sur le candidat populiste dans le dernier sondage d’opinion publié vendredi. Coup d’État Mais il a depuis reçu le soutien inattendu des deux partis dominant la vie politique vénézuélienne, le Copei (centre-droite) et Accion Democratica (AD, centre-gauche).L’ancien président Carlos Andres Perez a lancé une mise en garde contre un possible coup d’État de l’armée en cas de victoire de Chavez, dimanche. Il ne s’est pas étendu sur cette menace mais a dit que le risque était réel dans une atmosphère de crainte de «rupture violente de l’ordre constitutionnel». La rumeur s’est répandue il y a six semaines que des factions au sein de l’armée complotaient pour empêcher Chavez d’accéder à la présidence. Le président Rafael Caldera, qui avait gracié Chavez en 1994 pour le coup d’État manqué, avait alors démenti avec force ces rumeurs. Perez a lui même été confronté à deux coups d’État en 1992, dont celui dirigé le 4 février par Chavez, et il a dû abandonner ses fonctions en mai 1993, sept mois avant le terme de son mandat. Il a ensuite été reconnu coupable de corruption. Afin de renforcer le front anti-Chavez, l’AD et le Copei ont pris la décision sans précédent de retirer leur soutien à leurs candidats respectifs, Luis Alfaro, 77 ans, et Irene Saez, ancienne Miss Univers âgée de 36 ans. «Hugo Chavez paraît toujours le candidat le plus fort», estime Luis Vicente Leon, directeur de l’institut de sondage Datanalisis. «Il reste peu de temps et la scène politique est extrêmement changeante (...) on ne sait pas si Salas obtiendra les voix (d’AD et du Copei) ou si les gens considèreront tout ceci comme un sale tour des partis traditionnels». Alfaro, qui a dirigé l’AD d’une main de fer pendant vingt ans, a refusé de se retirer de la course à la présidence en affirmant que l’AD n’avait pas le droit de retirer sa candidature. Saez, qui était la candidate la plus populaire au début de l’année, a repris quant à elle son statut d’indépendante.
La course à la présidence vénézuélienne a pris un tour houleux mardi avec une multiplication des attaques contre Hugo Chavez, un ancien lieutenant-colonel de 44 ans, auteur d’un putsch manqué, donné favori dans les sondages. Conforté par l’appui de dernière minute que viennent de lui apporter deux importants partis, le candidat indépendant Henrique Salas a qualifié son adversaire populiste de «monstre de la vie politique vénézuélienne» et de «dictateur potentiel». Favori des milieux d’affaires, Salas a mis en doute l’attachement à la démocratie de Chavez en rappelant dans une interview à la télévision le rôle joué par ce dernier dans le coup d’État manqué de 1992. Salas, qui avait déjà accusé lundi Chavez de s’être comporté en «lâche» lors de cet épisode, est en retard de 12 pour cent sur...