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Actualités - Chronologie

Génocide arménien Un professeur du collège de France accusé de négationnisme

Gilles Veinstein, professeur au Collège de France, qui vient d’être élu à la chaire d’histoire turque et ottomane de cette prestigieuse institution française d’enseignement, est accusé de négationnisme du génocide arménien, selon le quotidien Le Figaro. L’élection de Gilles Veinstein, spécialiste d’histoire turque et de l’Empire ottoman, à cette chaire, dimanche, par les professeurs du Collège, doit être paraphée par le président de la République Jacques Chirac. Cependant ce paraphe risque de ne pas être une simple formalité à cause d’un «dossier» circulant sur les positions de Gilles Veinstein, écrit le quotidien. La pièce maîtresse de ce «dossier» est constituée d’un article de Gilles Veinstein, publié en 1995 dans la revue L’Histoire, dans lequel il ne met pas en cause «la réalité» des massacres d’Arméniens commis par les Turcs en 1915 mais s’interroge sur les estimations du nombre des victimes pour implicitement les contester. M. Veinstein affirme que le chiffre d’un million et demi, retenu par les Arméniens, «est rejeté par de nombreux historiens», et il estime que «s’il y a des victimes oubliées», ce sont les musulmans tués lors de ce conflit. Enfin il affirme qu’«il n’y a pas de preuve de l’implication gouvernementale» turque dans ces massacres. Parmi les experts appelés à s’exprimer sur cette affaire, Le Figaro cite Israel Charny, directeur de l’Institut de Jérusalem sur l’Holocauste et le génocide, qui, dans une lettre du 13 mai 1998, estime que «les écrits de Veinstein sont un exemple clair d’une nouvelle forme extrêmement dangereuse de négationnisme sophistiqué». Gilles Veinstein, qui a le soutien de l’administrateur du Collège Gilbert Dagron, se défend en affirmant «qu’il ne nie pas les faits mais que l’on peut ou devrait discuter sur les chiffres» des massacres.
Gilles Veinstein, professeur au Collège de France, qui vient d’être élu à la chaire d’histoire turque et ottomane de cette prestigieuse institution française d’enseignement, est accusé de négationnisme du génocide arménien, selon le quotidien Le Figaro. L’élection de Gilles Veinstein, spécialiste d’histoire turque et de l’Empire ottoman, à cette chaire, dimanche, par les professeurs du Collège, doit être paraphée par le président de la République Jacques Chirac. Cependant ce paraphe risque de ne pas être une simple formalité à cause d’un «dossier» circulant sur les positions de Gilles Veinstein, écrit le quotidien. La pièce maîtresse de ce «dossier» est constituée d’un article de Gilles Veinstein, publié en 1995 dans la revue L’Histoire, dans lequel il ne met pas en cause «la réalité»...