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Actualités - Chronologie

Cyclisme Affaire Festina : examens complémentaires et querelles d'experts

L’audition mardi à Lille de Richard Virenque et deux de ses coéquipiers, Laurent Brochard et Pascal Hervé, a plus embrouillé que clarifié les choses dans l’affaire Festina instruite à Lille par le juge Patrick Keil. Selon des sources proches de l’enquête, Richard Virenque a «campé sur ses positions» tout en contestant les résultats des expertises des prélèvements sanguins, capillaires et urinaires effectués sur les coureurs en juillet dernier à Lyon. Chacun défend sa version des faits. Les experts médicaux, les docteurs Bressole et Pépin, affirment sans le moindre doute que les neuf coureurs de l’équipe ont, pour améliorer leurs performances physiques et sportives, pris des «corticoïdes, hormones de croissance, stéroïdes, de l’Epo et, pour quatre d’entre eux, des amphétamines». «Entièrement faux», rétorque l’ancien meilleur grimpeur du Tour de France qui n’y a trouvé «aucune trace de ces produits ni de produits masquants». «L’ensemble des paramètres biologiques et des analyses démontrent scientifiquement que je ne me suis pas dopé» a-t-il martelé au cours d’un point de presse. Alors, qui dit la vérité ? De source judiciaire, on précise que les experts du laboratoire privé parisien Toxlab, qui ont rédigé le rapport accusant les sportifs, sont «agrées auprès de la Cour de cassation». «Les experts disent des choses, moi j’en dis d’autres. A vous d’enquêter pour voir si c’est vrai. Allez chercher dans tous les sens, faites vos conclusions», a lancé le Varois aux journalistes. Richard Virenque ajoute : «Je ne cherche pas à me cacher pour trouver une porte de sortie. On essaie de détourner les expertises». Résumant mieux la situation de quiconque, son défenseur, Me Gilbert Collard, pense que l’on se trouve là dans «le monde des probabilités». «Tous les spécialistes le disent. On aura la probabilité qu’il ne s’est pas dopé, comme on aura la probabilité qu’il se sera dopé», a expliqué l’avocat, qui dispose de 20 jours pour transmettre par écrit des observations critiques sur le rapport, ce qu’il ne manquera pas de faire.
L’audition mardi à Lille de Richard Virenque et deux de ses coéquipiers, Laurent Brochard et Pascal Hervé, a plus embrouillé que clarifié les choses dans l’affaire Festina instruite à Lille par le juge Patrick Keil. Selon des sources proches de l’enquête, Richard Virenque a «campé sur ses positions» tout en contestant les résultats des expertises des prélèvements sanguins, capillaires et urinaires effectués sur les coureurs en juillet dernier à Lyon. Chacun défend sa version des faits. Les experts médicaux, les docteurs Bressole et Pépin, affirment sans le moindre doute que les neuf coureurs de l’équipe ont, pour améliorer leurs performances physiques et sportives, pris des «corticoïdes, hormones de croissance, stéroïdes, de l’Epo et, pour quatre d’entre eux, des amphétamines». «Entièrement faux»,...