La Juventus jouera son avenir à quitte ou double en Ligue des champions, mercredi soir à Istanbul, face à Galatasaray. Ce match, comptant pour la cinquième et avant-dernière journée de la Ligue des champions de football (groupe B), devait avoir lieu initialement le 25 novembre, mais avait été reporté par l’UEFA en raison de la tension entre la Turquie et l’Italie, cette dernière refusant d’extrader le président du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, arrêté le 12 novembre à Rome et actuellement assigné à résidence près de la capitale italienne. La Juve, qui s’était déjà qualifiée d’extrême justesse la saison dernière pour les quarts de finale, se trouve cette année encore dans une situation très délicate. Les Italiens ont obtenu quatre nuls en autant de rencontres et avec quatre points, ils occupent seulement la troisième place, à quatre longueurs des Norvégiens de Rosenborg et trois de Galatasaray. Comme le deuxième de ce groupe ne pourra certainement pas prétendre finir parmi les deux meilleurs deuxièmes qui seront qualifiés pour les quarts en compagnie des six vainqueurs de groupe, la Juventus doit impérativement viser la première place. Et pour ce faire, gagner ses deux dernières rencontres : la première donc mercredi à Istanbul, la seconde le 9 décembre contre Rosenborg, qu’elle accueillera au stadio Delle Alpi. Les Turcs, qui avaient fait match nul à l’aller à Turin (2-2), se montrent très confiants, malgré les absences sur blessures du défenseur et capitaine Tugay et du milieu de terrain Ergun. Côté italien, l’excellent milieu de terrain néerlandais Edgar Davids, blessé, ne pourra pas jouer. Son absence s’ajoute à celles d’Alessandro Del Piero (opéré récemment), Angelo Di Livio et Alessio Tacchinardi (suspendus). Ce qui risque de faire beaucoup pour une équipe qui a encaissé une sévère défaite dimanche à Bologne (3-0) dans le Calcio. Des Kurdes souhaitent «bonne chance» à la Juve Des Kurdes, sympathisants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), ont adressé mardi une lettre ouverte d’encouragement aux joueurs et aux dirigeants de l’équipe de la Juventus Turin, à la veille de leur rencontre face à Galatasaray, mercredi, à Istanbul. «Nous vous saluons et nous vous adressons nos meilleurs vœux, souhaitant vous revoir jouer en Turquie quand nous aurons la paix et la démocratie et la reconnaissance de nos droits», a écrit Ali Dogan, porte-parole des Kurdes, qui s’étaient rassemblés à Rome après le 12 novembre pour réclamer la libération du chef du PKK, Abdullah Öcalan, dans une lettre parvenue au bureau de l’AFP à Rome. «Nous voulons vous exprimer notre solidarité et nous vous présentons nos excuses puisque, à cause de nous, vous êtes contraints de jouer dans un territoire hostile», souligne cette missive. «Nous avons été heureux de l’accueil reçu à Rome. Beaucoup d’Italiens ont démontré leur solidarité en nous apportant des couvertures, en nous offrant du thé, rappelle la lettre. Le gouvernement italien et la Cour d’appel de Rome ont démontré sur le cas Öcalan leur sens des valeurs démocratiques et de respect de la Constitution italienne». Arrêté à Rome le 12 novembre, Öcalan est assigné à résidence près de Rome. L’Italie a refusé de l’extrader vers la Turquie en raison du maintien de la peine de mort dans ce pays. L’Allemagne, qui avait lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre du chef du PKK, ne demandera pas son extradition pour des raisons de sécurité intérieure. Plusieurs possibilités s’offrent désormais à l’Italie : accorder l’asile politique à Öcalan, le faire juger par un tribunal international ou l’expulser. La Juventus à Istanbul mercredi matin La Juventus Turin partira comme elle l’avait prévu mercredi matin à Istanbul pour rencontrer Galatasaray dans la soirée, en match en retard de la 5e journée de la Ligue des champions (groupe B). Passant outre les recommandations de l’Union européenne de football (UEFA) dont le réglement stipule qu’une équipe doit se trouver «au plus tard la veille au soir à l’endroit de la rencontre», le club italien a en effet confirmé mardi qu’il se rendrait en Turquie dans la matinée de mercredi pour rentrer sitôt le match terminé. «Il est inutile que l’UEFA conteste notre décision. Nous avons des raisons pour retarder notre départ jusqu’au dernier moment», a déclaré le directeur sportif du club turinois, Luciano Moggi. Le capitaine Antonio Conte s’est montré encore plus dur que son dirigeant : «L’UEFA et notre gouvernement nous ont abandonnés». L’UEFA a indiqué mardi que la décision du club italien, s’il se déplaçait le jour même de la rencontre, serait soumise aux autorités disciplinaires compétentes de l’instance européenne. L’UEFA ne fera pas une exception pour la Juventus L’UEFA a refusé mardi à la Juventus de Turin le droit de n’arriver à Istanbul que quelques heures avant son match, mercredi, de Ligue des champions contre Galatasaray. L’Union européenne de football a estimé qu’il n’existait «aucune raison valable» pour faire une exception pour la Juve, et que cette dernière devait, conformément au règlement, arriver en Turquie au plus tard mardi soir. Prévu pour le 25 novembre, le match a été reporté au 2 décembre en raison de la tension existante entre Rome et Ankara au sujet de l’affaire Öcalan. Craignant pour la sécurité de ses joueurs, le club italien a demandé à n’arriver à Istanbul que quelques heures avant la rencontre. S’il maintient son projet, il sera passible de la commission de discipline de l’UEFA. Le ministre turc de l’Intérieur Kutlu Aktas a assuré qu’il n’y aurait aucun incident quel que soit le résultat de la rencontre. «Les Européens peuvent bien nous traiter de barbares, nous ne sommes pas comme ça, a-t-il assuré à Reuters. C’est l’honneur de la Turquie qui est en jeu». Les autorités turques ont mis tous les atouts de leur côté et les mesures de sécurité seront draconiennes. Des milliers de gendarmes et de policiers prendront position autour du stade et dans les rues qui y mènent. Tous les spectateurs seront fouillés à l’entrée et les pièces de monnaie confisquées. Les supporters turcs ont pout habitude de lancer des pièces sur la pelouse pour manifester leur mécontentement. Deux ministres italiens se rendront à Istanbul pour Galatasaray-Juventus Les ministres italiens des Sports et du Commerce extérieur, Giovanna Melandri et Piero Fassino, se rendront mardi à Istanbul pour assister au match de football Galatasaray-Juventus, a annoncé le gouvernement. «Le gouvernement n’a pas laissé et ne laisse pas la Juventus seule», selon le communiqué du palais Chigi (siège de la présidence du Conseil).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Juventus jouera son avenir à quitte ou double en Ligue des champions, mercredi soir à Istanbul, face à Galatasaray. Ce match, comptant pour la cinquième et avant-dernière journée de la Ligue des champions de football (groupe B), devait avoir lieu initialement le 25 novembre, mais avait été reporté par l’UEFA en raison de la tension entre la Turquie et l’Italie, cette dernière refusant d’extrader le président du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, arrêté le 12 novembre à Rome et actuellement assigné à résidence près de la capitale italienne. La Juve, qui s’était déjà qualifiée d’extrême justesse la saison dernière pour les quarts de finale, se trouve cette année encore dans une situation très délicate. Les Italiens ont obtenu quatre nuls en autant de rencontres et avec...