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Actualités - Chronologie

Total Fina, nouveau géant

La fusion annoncée mardi entre le français Total et le belge Petrofina donnera naissance à un nouveau géant pétrolier baptisé Total Fina. Cette annonce intervient alors que les grandes manœuvres se poursuivent dans l’industrie pétrolière, avec notamment la fusion entre les américains Mobil et Exxon. Le nouveau groupe dégage un chiffre d’affaires proforma de plus de 300 milliards FF, pour un bénéfice net de plus de 11 milliards et une capitalisation combinée de 230 milliards FF, sur la base des cours de vendredi. Par sa capitalisation, Total Fina passe maintenant devant Elf Aquitaine, numéro huit mondial, et vient derrière l’italien ENI. Total estime que l’opération, qui se fera par échange de titres, permettra de réaliser d’importantes économies de coûts dans la prospection, la production ainsi que dans le raffinage et la distribution. Le rapprochement, qui reste soumis aux autorités compétentes européennes et américaines en matière de concurrence, devrait être achevé au deuxième trimestre 1999. Total Fina sera cotée à Paris, Bruxelles, Londres et New York. Des rumeurs récurrentes prêtaient à Albert Frère, le plus gros actionnaire de Petrofina, la volonté de vendre sa participation mais jusqu’à la semaine dernière, les médias avaient pressenti Elf comme étant le candidat le plus sérieux à la reprise de la compagnie belge. L’opération se fera en deux étapes : Total a signé un accord avec les principaux actionnaires de Petrofina pour leur racheter leur participation – totalisant environ 41 % de Petrofina – par échange d’actions, à raison de 9 actions nouvelles contre deux actions Petrofina, évaluant ces dernières à 19 482 FB. Petrofina avait fini à 14 250 FB vendredi (le titre était suspendu lundi). Les compagnies belges vendeuses sont Electrafina, CNP, Tractebel (groupe Suez-Lyonnaise des Eaux), Electrabel et le groupe belgo-néerlandais Fortis. Après toutes les approbations nécessaires, Total lancera dans un deuxième temps une OPE sur le reste du capital de Petrofina, dans les mêmes termes. Total estime que l’opération lui permettra d’accroître d’environ deux milliards de FF son résultat opérationnel d’ici trois ans et qu’elle ne sera plus dilutive à compter de 2000. En outre, la fusion devrait se traduire, selon Total, par une hausse d’environ 10 % du bénéfice par action d’ici à trois ans.
La fusion annoncée mardi entre le français Total et le belge Petrofina donnera naissance à un nouveau géant pétrolier baptisé Total Fina. Cette annonce intervient alors que les grandes manœuvres se poursuivent dans l’industrie pétrolière, avec notamment la fusion entre les américains Mobil et Exxon. Le nouveau groupe dégage un chiffre d’affaires proforma de plus de 300 milliards FF, pour un bénéfice net de plus de 11 milliards et une capitalisation combinée de 230 milliards FF, sur la base des cours de vendredi. Par sa capitalisation, Total Fina passe maintenant devant Elf Aquitaine, numéro huit mondial, et vient derrière l’italien ENI. Total estime que l’opération, qui se fera par échange de titres, permettra de réaliser d’importantes économies de coûts dans la prospection, la production ainsi que dans le...