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Actualités - Chronologie

Pologne Les douanes refusent un terminal trop libéral

Les douanes polonaises ont refusé de prendre possession d’un terminal ultramoderne à la frontière du Bélarus: selon leur patron, il serait conçu de manière à faciliter la vie non seulement aux fonctionnaires et aux voyageurs, mais aussi aux contrebandiers. La décision a été prise par le nouveau président de l’Office central des douanes, Janusz Paczocha, installé dans ses fonctions au début de l’année. Le terminal de Koroszczyn était appelé à accélérer le trafic de camions sur le grand axe Paris-Berlin-Varsovie-Moscou, fréquemment grippé aux frontières polonaises. Ses promoteurs voyaient en lui la «porte de l’Europe», la Pologne s’apprêtant à rejoindre l’UE. Mais M. Paczocha a estimé que le voisinage de la partie administrative et de la partie commerciale (abritant des bureaux de change et les comptoirs des sociétés de transport et de transit), le tracé des routes intérieures ainsi que la proximité d’une importante zone d’entrepôts privés favoriseraient la fraude et la corruption. Il a suggéré «à titre privé», que le terminal soit converti en centre commercial, peut-être une zone franche, bien placée à côté de la future autoroute est-ouest. M. Paczocha relève qu’un terminal conçu par le même architecte, à la frontière allemande, en service depuis trois ans à Swiecko, est affligé des mêmes défauts. S’y est ajouté un «trou» dans le dispositif de contrôle: une route ordinaire, entre la frontière et le terminal, a permis à quelque 3 000 camions TIR (véhicules qui bénéficient d’une convention permettant de transporter les marchandises sans obstacle, sous scellement douanier et sur la base d’une garantie internationale) de s’évanouir dans la nature. La route est maintenant gardée par une société privée, mais les camionneurs disent que le «trou» existe toujours, seulement il s’ouvre contre 2 000 marks (environ 1 400 dollars). Selon M. Paczocha, certains camions ont pu «forcer» le dispositif.
Les douanes polonaises ont refusé de prendre possession d’un terminal ultramoderne à la frontière du Bélarus: selon leur patron, il serait conçu de manière à faciliter la vie non seulement aux fonctionnaires et aux voyageurs, mais aussi aux contrebandiers. La décision a été prise par le nouveau président de l’Office central des douanes, Janusz Paczocha, installé dans ses fonctions au début de l’année. Le terminal de Koroszczyn était appelé à accélérer le trafic de camions sur le grand axe Paris-Berlin-Varsovie-Moscou, fréquemment grippé aux frontières polonaises. Ses promoteurs voyaient en lui la «porte de l’Europe», la Pologne s’apprêtant à rejoindre l’UE. Mais M. Paczocha a estimé que le voisinage de la partie administrative et de la partie commerciale (abritant des bureaux de change et les...