Consensus pour la recherche d'une issue pacifique entre l'Ethiopie et l'Erythrée
le 30 novembre 1998 à 00h00
L’Éthiopie et l’Érythrée ont fait part samedi à Paris de leur volonté de trouver une issue pacifique au conflit frontalier qui a éclaté l’été dernier, selon le compte rendu du XXe sommet France-Afrique. Les participants au sommet «se sont félicités de la volonté qu’ont affirmée les gouvernements éthiopien et érythréen de rechercher une solution pacifique au différend qui les oppose», selon le document final officiel. Le conflit, le plus préoccupant en Afrique avec celui de la RDCongo, a fait l’objet d’entretiens séparés menés par le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan avec le président érythréen Issaias Afeworki et le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, l’homme fort du pays, a-t-on appris de source diplomatique. Le face-à-face, attendu à Paris, des deux anciens compagnons d’armes, qui s’étaient engagés côte à côte dans la lutte pour le renversement du régime marxiste de Mengistu Haile Mariam à Addis-Abeba, n’aurait pas eu lieu, selon une source onusienne. La tension entre l’Éthiopie et l’Érythrée sera à nouveau au centre des débats de la réunion de l’Organisation de l’unité africaine, les 17 et 18 décembre à Ouagadougou. Les deux dirigeants s’étaient déjà rendus au début du mois dans la capitale burkinabè pour un mini-sommet organisé par l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Mais la médiation avait échoué, les deux anciens alliés ne s’étant même pas parlé directement. La diplomatie feutrée de l’Onu menée, entre autres, par le représentant spécial du secrétaire général pour la région des Grands Lacs, Mohamed Sahnoun, présent à Paris, a été quelque peu éclipsée par le conflit en RDCongo, le conflit éthio-érythréen ne concernant directement que les deux parties en cause. Les deux pays sont d’accord pour que leur litige frontalier soit tranché par l’Onu, mais le président éthiopien exige qu’avant tout début de discussions, son ancien compagnon d’armes Issaias Afeworki retire ses troupes, a-t-on indiqué de source diplomatique sûre. L’Érythrée occupe des poches en territoire éthiopien qu’elle revendique en se basant sur une carte coloniale italienne de 1902 et accuse Addis-Abeba d’avoir retracé à son profit leur frontière commune de 1 000 kilomètres de long.
L’Éthiopie et l’Érythrée ont fait part samedi à Paris de leur volonté de trouver une issue pacifique au conflit frontalier qui a éclaté l’été dernier, selon le compte rendu du XXe sommet France-Afrique. Les participants au sommet «se sont félicités de la volonté qu’ont affirmée les gouvernements éthiopien et érythréen de rechercher une solution pacifique au différend qui les oppose», selon le document final officiel. Le conflit, le plus préoccupant en Afrique avec celui de la RDCongo, a fait l’objet d’entretiens séparés menés par le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan avec le président érythréen Issaias Afeworki et le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, l’homme fort du pays, a-t-on appris de source diplomatique. Le face-à-face, attendu à Paris, des deux anciens compagnons...
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