Le dollar s’est stabilisé encore une fois, à Beyrouth, dans un marché équilibré et dominé toujours par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en procédant à l’achat de tout excès d’offres du billet vert à 1502,00 LL tout en le proposant apparemment à 1515,00 LL, est parvenue donc à le maintenir en clôture au taux moyen indicatif de 1508,50 LL, comme depuis la mi-octobre. De leur côté, les établissements de crédit ont négocié le dollar au-dessous de ce taux indicatif tout près du bas de la fourchette d’intervention de la BDL et souvent en dehors d’elle, en présence souvent d’une contrepartie valable à l’achat entre 1502,25 et 1502,50 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier s’est encore développé, totalisant quelque vingt millions de dollars, partiellement absorbés par la BDL à 1502,00 LL. Dollar résistant à l’étranger A l’étranger, le dollar s’est apprécié face au yen et a présenté quelques signes de résistance contre le deutsche mark et les monnaies européennes qui lui sont attachées, malgré un nouvel accès de faiblesse de Wall Street. Selon les cambistes, le billet vert a bénéficié hier d’un regain de confiance des investisseurs vis-à-vis de l’économie américaine. A cet égard, la communauté financière a été sensibilisée par la hausse de 0,4 % des revenus personnels des Américains le mois dernier contre 0,2 % en septembre et de 0,5 % de leurs dépenses à la consommation contre 0,7 % pendant la même période, laissant croire qu’il n’y aura pas de récession l’année prochaine aux États-Unis. Cela d’autant que les reventes de logements affichaient une hausse de 2,1 % contre une baisse de 0,8 % pendant cette même période et les demandes d’allocations-chômage, une diminution de 39 000 la semaine dernière pour totaliser 300 000 en raison des créations d’emplois non agricoles entraînées par la vigueur de l’économie qui exclut tout nouvel assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed). De ce fait, le dollar est parvenu à se soustraire à l’influence de Wall Street, surtout que le deutsche mark paraissait souvent hier sous pression, pâtissant d’un sentiment négatif des opérateurs vis-à-vis de l’économie allemande. La récente dégradation de l’indicateur de conjoncture allemand ainsi que les derniers chiffres sur la progression des prix en Allemagne entretiennent une pression sur la Bundesbank pour une baisse des taux d’intérêt germaniques en l’absence de risques inflationnistes. Dans ce contexte, le dollar continuait à faire l’objet de plusieurs courants d’achat contre le yen, lui permettant de mieux résister aux pressions de quelques ventes bénéficiaires face aux monnaies européennes en rapport avec l’évolution décevante de Wall Street, à la veille du chômage du Thanksgiving Day, qui présente aux États-Unis une occasion pour beaucoup d’opérateurs de prendre un week-end prolongé. En effet, il s’est négocié à New York, sur un ton généralement résistant, comme suit : – 1,6607 pour un sterling contre 1,6595, la veille. – 1,7045 DM contre 1,7055. – 5,7138 FF contre 5,7195. – 1,4100 FS contre 1,4075. – 1687,00 lires contre 1688,40. – 121,80 yen contre 121,20. Bourse de Beyrouth : en hausse Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est redressée hier, sous l’impulsion de la hausse des actions de la Bank of Beirut, d’Uniceramic et de Lebanon Holdings dans une proportion plus grande que la baisse des actions de Rymco. Cela d’autant que le restant de la cote libanaise, notamment Solidere et les autres valeurs bancaires, demeurait stable. En effet, l’indice général LISPI a augmenté de 0,13 % à 87,98 points ainsi que l’indice partie LIBX des valeurs bancaires de 0,11 % à 195,02 points, dans un marché modérément étoffé avec 48 843 actions d’une valeur globale de 530 486 dollars. Volatilité de Wall Street Quant à Wall Street, qui avait commencé la journée d’hier sur un ton légèrement soutenu par la publication de bons chiffres en provenance de l’économie américaine, elle a éprouvé le besoin de souffler au fil des cotations. Elle s’est montrée irrégulière, subissant tantôt l’effet des prises de bénéfices et profitant tantôt de quelques rachats de découvert à la veille d’un long week-end chômé aux États-Unis pour le Thanksgiving Day. De fait, les investisseurs ont fait preuve de prudence en manipulant leurs portefeuilles actions, et quelques-uns se sont reportés sur le marché obligataire où le prix des échéances les plus longues ont progressé alors que les bons du Trésor américain à court terme reculaient. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû osciller irrégulièrement entre un plus haut à 9 318,15 points et un plus bas à 9 252,49 points avant d’afficher en préclôture 9 295,75 points, en baisse de 5,40 points sur la veille. Paris: marché hésitant La Bourse de Paris a été très hésitante mercredi en raison notamment d’un repli du dollar après sa forte hausse de la veille, et d’un léger recul de Wall Street à son ouverture. En hausse de 0,49 % à l’ouverture, l’indice CAC 40 a terminé la journée sur un gain de 0,27 % à 3.849,84 points. Cet indice avait à plusieurs reprises fait des incursions dans le rouge mais il avait également affiché un gain supérieur à 1 %. Londres: en repli La Bourse de Londres a clôturé mercredi en baisse, dans la foulée d’un début de séance terne à Wall Street. À la fermeture du marché, l’indice Footsie des cent principales valeurs reculait de 43 points, à 5 755,3 points soit une baisse de 0,7 %. Soixante-deux valeurs ont clôturé en baisse et 36 en hausse. L’annonce du creusement du déficit commercial en septembre, qui a atteint le chiffre record de 2,502 milliards de livres, n’a guère eu d’effet sur les investisseurs mais a relancé les spéculations sur une nouvelle baisse des taux d’intérêt britanniques en décembre. Sur le marché à terme du Liffe, le contrat pour décembre sur le Footsie a terminé à 5 769 points contre 5 835 points la veille. Parmi les principales baisses, figurait BT, qui reculait de 34,5 pence à 828 pence après l’annonce par la Commission européenne de l’ouverture d’une enquête approfondie sur sa joint-venture avec l’américain ATandT. La procédure doit durer quatre mois. Francfort : manque d’impulsion La Bourse de Francfort a clôturé sur une hausse infme de 0,04 % mercredi, après une séance terne caractérisée par des volumes de transactions très modestes, ont indiqué des courtiers. Le X-DAX a terminé la séance de mercredi à 4 956,53 points, contre 4 954,54 en clôture mardi sur le marché électronique Xetra, par où transitent les deux tiers des ordres passés à Francfort. Sur le marché à la criée, le DAX des trente valeurs vedettes s’est effrité de 0,29 % à 4 944,37 points. «Le marché a manqué d’impulsion», ont résumé les courtiers. L’indécision de Wall Street mercredi n’a pas aidé la Bourse de Francfort à trouver une orientation. Tokyo : prises de bénéfices La Bourse de Tokyo a terminé mercredi en baisse de 0,6 % sous la pression des prises de bénéfices après les gains importants enregistrés la veille. L’indice Nikkei 225 a perdu 91,17 points par rapport à mardi à 15 073,47 points. L’indice général Topix a, lui, cédé 1,93 point pour finir à 1 153,68 points. 490 millions de titres ont été échangés contre 580,1 millions la veille. Les prises de bénéfices ont surtout concerné les valeurs bancaires qui s’étaient beaucoup appréciées mardi, lorsque l’indice Nikkei avait bondi de 2,6 % pour terminer à 15 164,64 points. C’était la première fois depuis trois mois que le Nikkei franchissait la barre des 15 000 points. Mercredi, les opérateurs ont toutefois souligné une forte résistance à la baisse, grâce à des achats de la part d’investisseurs individuels et étrangers.
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