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Actualités - Chronologie

Miyake, sculpteur de robes

Ingénieur, poète, jongleur, le styliste japonais Issey Miyake est aussi peintre et sculpteur de robes dont il invente lui-même les étoffes. Ses expériences et l’élaboration de ses tissus ont lieu dans ses propres laboratoires de recherche. Les matières les plus inattendues, telles que le verre ou le bois, mêlées à la soie, la laine, le coton ou le lin, donnent naissance à des textiles d’une richesse inouïe. Peut-on imaginer mariage plus insolite que celui de pareils matériaux? Et pourtant les robes aériennes, véritables nuages d’aurore, naissent de ces mélanges insolites mais très sophistiqués, véritables percées technologiques. La critique parisienne ne tarit pas d’éloges à propos de sa dernière collection (été 1999). «Sa dernière production est une joie de vivre, écrit Janie Samet dans Le Figaro, un régal, un moment d’art. Ses femmes sont transparentes sous le cristal de leur manteau. Ses bleus, des mers du Sud, se marient au vert le plus cru, en robes chiffonnées à la manière des robes polynésiennes dans un mélange avant-gardiste et primitif spontané». Au final de son défilé, vingt mannequins en robes rouges alignés étaient cousus dans un même tube de tissu long de plus de 20 mètres. Des pointillés délimitaient l’espace réservé à chacune des 20 filles. Il a suffi d’un découpage rapide sur scène pour que les vingt filles, libérées, présentent vingt différents modèles taillés dans la même étoffe.
Ingénieur, poète, jongleur, le styliste japonais Issey Miyake est aussi peintre et sculpteur de robes dont il invente lui-même les étoffes. Ses expériences et l’élaboration de ses tissus ont lieu dans ses propres laboratoires de recherche. Les matières les plus inattendues, telles que le verre ou le bois, mêlées à la soie, la laine, le coton ou le lin, donnent naissance à des textiles d’une richesse inouïe. Peut-on imaginer mariage plus insolite que celui de pareils matériaux? Et pourtant les robes aériennes, véritables nuages d’aurore, naissent de ces mélanges insolites mais très sophistiqués, véritables percées technologiques. La critique parisienne ne tarit pas d’éloges à propos de sa dernière collection (été 1999). «Sa dernière production est une joie de vivre, écrit Janie Samet dans Le Figaro, un...