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Actualités - Reportage

La physionomie des marchés Beyrouth : marché stable et équilibré

Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, sur un ton stationnaire dans un marché dominé toujours par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en se portant simultanément «acheteur» du billet vert à 1 502,00 LL et «vendeur» à 1 515,00 LL, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, comme depuis le milieu du mois dernier. Toutefois, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL, soit entre 1 502,00 et 1 502,25 LL, dans des transactions parfois équilibrées d’elles-mêmes et parfois grâce aux achats de la BDL ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque 12 millions de dollars à moitié achetés par la BDL ainsi que par les banques de la place. Remontée du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar a nettement progressé face au deutsche mark, hier, aidé par les rumeurs puis la confirmation de négociations faisant état de l’acquisition de l’américain Bankers Trust par l’allemand Deutsche Bank. Cela d’autant que, selon certaines sources dignes de foi, la valeur de la transaction s’élèverait à près de 10 milliards de dollars et qu’elle devrait se faire en cash, ce qui signifie que Deutsche Bank devrait prélever ce montant du marché. Cette perspective a aussitôt donné un coup de fouet au billet vert qui a bénéficié aussi d’autres facteurs pour se raffermir dont les inquiétudes d’instabilité politique en Russie après l’hospitalisation du président Boris Eltsine pour huit à dix jours en raison d’une pneumonie. La devise américaine a également fait preuve de fermeté face au yen, les facteurs économiques fondamentaux japonais continuant d’être jugés négatifs par l’ensemble du marché, au moment où les responsables américains et nippons, lors du sommet Japon/États-Unis ce week-end, n’ont pas fait de commentaires sur la parité yen/dollar, ce qui a incité les intervenants, hier, à penser qu’ils sont contents du niveau du billet vert face à la devise nippone. Eu égard à toutes ces considérations et compte tenu aussi de la bonne tenue de Wall Street, en nette hausse hier, le dollar s’est davantage raffermi à New York, se négociant comme suit : – 1,6575 pour un sterling contre 1,6650, vendredi dernier. – 1,7025 DM contre 1,6927. – 5,7210 FF contre 5,6746. – 1,4020 FS contre 1,3942. – 1 684,50 lires contre 1 674,50. – 121,00 yens contre 120,30. Bourse de Beyrouth : quasi stable Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a été quasi stable en ce début de semaine, la hausse de la Banque Byblos ayant été neutralisée par la baisse des Ciments Libanais et de l’Uniceramic dans un contexte de stabilité sur le restant de la cote. En effet, l’indice général LISPI s’est maintenu hier, à 87,95 points, alors que l’indice partiel des valeurs bancaires LIBX a progressé de 0,11 % à 194,81 points. Quant à l’activité du marché, elle s’est un peu développée hier, totalisant 99 689 actions d’une valeur globale de 502 879 dollars. Ndrl : dans notre rubrique sur la Bourse de Beyrouth du samedi 21 novembre, on a mentionné par erreur que les actions de la Bank of Beirut avaient baissé la semaine dernière, alors qu’elles s’étaient inscrites en hausse à 7 1/4 dollars contre 7 3/16 dollars à la fin de la semaine qui l’avait précédée. Wall Street : soutenue par les fusions et les acquisitions Wall Street a continué sur sa lancée de la semaine dernière, profitant des perspectives de fusion dans le secteur bancaire et l’Internet. À cet égard, la confirmation, hier, de négociations pour l’acquisition de la banque américaine Bankers Trust par la banque allemande Deutsche Bank, est venue soutenir non seulement le titre concerné par cette opération mais aussi l’ensemble du compartiment des banques. Il en est, de même, de l’annonce de la fusion entre America Online et Netscape qui a relancé aussi des spéculations à la hausse des valeurs de sociétés spécialisées dans les logiciels de navigation sur Internet et de la haute technologie. Les nouvelles faisant état d’un déficit budgétaire aux États-Unis de 32,5 milliards de dollars pour octobre dernier, premier mois de l’année fiscale 1999, au lieu de 28,1 milliards attendus par les analystes, ne devaient avoir aucun impact sur le marché, au lendemain d’un excédent de 70 milliards de dollars sur l’ensemble de l’exercice 1998, pour la première fois depuis 1969. Paris : liquidation brillante La Bourse de Paris a terminé lundi la liquidation de novembre en beauté, enregistrant sa quatrième séance consécutive de hausse grâce, pêle-mêle, à la fermeté du dollar, de Wall Street et de nouvelles restructurations industrielles ou bancaires en Europe mais aussi aux États-Unis. En hausse de 0,74 % à l’ouverture, l’indice CAC 40 a terminé la journée sur un gain de 1,13 % à 3 845,81 points. Le terme de novembre se solde donc par un gain de 13,32 % qui avec les 1,55 % engrangés, le mois précédent, permet à la cote d’effacer plus de la moitié des pertes accusées en août et septembre. Depuis le début de l’année, les valeurs françaises affichent un gain de 28,21 points, soit approximativement la plus-value dégagée en 1997. Le marché s’est encore montré actif avec un chiffre d’affaires sur le marché à règlement mensuel de 17 milliards de francs grâce à de gros échanges notamment sur les valeurs bancaires. Le Matif affichait également de bonnes dispositions avec une hausse de 28 centièmes à 110,28. Londres : bond de la cote La Bourse de Londres a fortement progressé lundi grâce à un retour en force des rumeurs d’acquisitions et à l’annonce surprise de la fusion des groupes d’électromécanique Siebe et BTR. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé à 5 848,4 points, en hausse de 130,9 points, soit 2,29 %, par rapport à vendredi. Parmi les valeurs du Footsie, 15 ont terminé en baisse et 84 en hausse. Dans un contexte boursier international favorable, marqué par la bonne tenue de Wall Street, l’annonce de la fusion BTR/Siebe a surpris le marché et propulsé les deux titres. Le nouveau groupe aura une capitalisation initiale de plus de 7,6 milliards de livres. Le secteur de l’assurance a été dopé par un communiqué de Guardian Royal Exchange (GRE) confirmant qu’il envisageait d’accepter une offre d’achat tandis que l’annonce de négociations sur un rachat de la Banque américaine Bankers Trust par l’allemande Deutsche Bank a relancé l’intérêt des investisseurs pour les bancaires. Francfort : le marché applaudit les bancaires La Bourse de Francfort a applaudi lundi la stratégie d’aggrandissement suivie par les grandes banques allemandes Deutsche Bank et Dresdner Bank ainsi que la poussée du dollar, selon des courtiers. L’indice X-DAX des 30 valeurs vedettes a repassé la barre des 5 000 points à 5 024,51 points, soit un gain de 2,30 % par rapport à vendredi. Au marché à la criée, par où transite seulement un tiers des ordres, l’indice DAX a pris 2,1 % à 5 019,12 points. La dernière fois que le DAX était au-dessus des 5 000 points remonte au 9 septembre. «Les fusions mettent du sel dans la soupe du jour», a résumé un courtier, interrogé à la mi-journée. Le dollar a aussi donné un coup de main aux valeurs allemandes en grimpant à 1,7058 mark d’un coup au fixing de la mi-journée. Il avait été fixé à 1,6864 mark vendredi. Zurich : en forte hausse La Bourse suisse a progressé de 2,75 %, lundi, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) gagnant 196,3 points à 7 334,3, contre 7 138,0 vendredi. L’indice élargi Swiss Performance Index (SPI) a de son côté gagné 2,38 % à 4 582,84 points. «Le marché dont c’est la troisième hausse consécutive a fait un bon bout de chemin depuis la cassure technique des 6 800 points la semaine précédente, ce qui devrait entraîner une accalmie ces prochains jours», a expliqué Philippe Maeder, courtier à la Banque cantonale vaudoise. Selon lui, la Bourse suisse a bénéficié des bonnes performances réalisées par les valeurs bancaires qui profitaient des rumeurs de fusion entre Deutsche Bank et Bankers Trust, ainsi que des spéculations dont le secteur est actuellement l’objet à travers le monde.
Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, sur un ton stationnaire dans un marché dominé toujours par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en se portant simultanément «acheteur» du billet vert à 1 502,00 LL et «vendeur» à 1 515,00 LL, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, comme depuis le milieu du mois dernier. Toutefois, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL, soit entre 1 502,00 et 1 502,25 LL, dans des transactions parfois équilibrées d’elles-mêmes et parfois grâce aux achats de la BDL ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque 12 millions de dollars à moitié achetés par la BDL ainsi que par...