Le dollar s’est stabilisé sur le marché des changes de Beyrouth en ce début de semaine, pour la 18ème journée d’affilée, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention inchangés entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 515,00 LL à la vente, le faisant clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, comme depuis la mi-octobre. De leur côté, les établissements de crédit de la place ont continué de négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL, en l’absence d’intérêts particuliers à la demande en dehors d’elle, ont indiqué des cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque quinze millions de dollars, entièrement achetés par la BDL à 1 502,00 LL. Remontée du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar s’est affiché en hausse hier sur les marchés des changes internationaux, soutenu par les tensions entre la communauté internationale et l’Irak, mais aussi par l’annonce d’une baisse de la production industrielle en Allemagne, en septembre par rapport au mois précédent. Cette statistique laisse présager, selon les experts, un ralentissement de l’activité économique en Europe, justifiant un assouplissement de la politique monétaire de la Bundesbank. De plus, le billet vert a bénéficié des perspectives de plus en plus affirmées du maintien en l’état des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed) à l’issue de la réunion du comité de l’open market du 17 novembre. À cet égard, les investisseurs ont le sentiment que l’économie américaine ne va finalement pas si mal qu’on pensait. Ainsi, après les déclarations plutôt optimistes d’Alan Greenspan, le président de la Fed, les cambistes ont été à nouveau rassurés, hier, par les propos du secrétaire adjoint au Trésor américain, Lawrence Summers, qui a noté «des signes» que la crise dans plusieurs pays d’Asie «était contenue». Il a également assuré que les États-Unis continuaient de travailler à restaurer la stabilité et la croissance en Asie et en Russie pour éviter une contagion aux autres marchés notamment en Amérique latine. Et d’ajouter que pour lui l’expansion économique américaine devrait se maintenir même si le rythme de la croissance sera moins soutenu qu’auparavant. Enfin, le dollar est resté soutenu par une certaine accalmie sur les places financières internationales et par l’espoir de voir aboutir très prochainement les négociations sur un plan d’aide financière entre le Fonds monétaire international et le Brésil, à un moment où les fondamentaux de l’économie japonaise relançaient les spéculations à la remontée du billet vert jusqu’à 125,00 yens. Cette vigueur retrouvée du dollar a contribué à renforcer le sterling aussi. Cela d’autant que des rumeurs de rachat de la London Electricity par Électricité de France sont venues nourrir d’importants achats de sterling. Bourse de Beyrouth : hausse des bancaires Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a été marquée en ce début de semaine par la hausse des actions de la Banque libanaise pour le commerce et des Ciments libanais d’un côté, et la baisse des actions de Rymco d’un autre côté, alors que le restant de la cote demeurait inchangé, notamment sur le front de Solidere des deux catégories. En effet, l’indice général LISPI a très légèrement diminué de 0,03 % à 87,54 points, contrairement à l’indice partiel des bancaires LIBX, qui a augmenté de 0,44 % à 194,59 points. Ce mouvement s’est produit, hier, dans un volume d’affaires très modéré, ne dépassant pas 96 854 actions d’une valeur globale de 645 435 dollars. Wall Street : prises de bénéfices Quant à Wall Street, elle était en baisse hier, après avoir connu huit séances consécutives sans recul. Les investisseurs ont estimé devoir prendre leurs bénéfices, après le retournement de tendance de ces cinq dernières semaines qui ont vu la Bourse new yorkaise progresser de plus de 16 % dont 4,46 % la semaine dernière. Selon les experts, le discours du secrétaire adjoint américain au Trésor, qui est venu éloigner, hier, une éventuelle réduction des taux d’intérêt américains tant anticipée par les boursiers, semble expliquer ces ventes bénéficiaires. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est tombé d’un plus haut de 8 985,50 points à l’ouverture à un plus bas de 8 845,96 points, avant d’afficher en préclôture 8 858,86 points, en baisse de 116,60 points sur vendredi dernier. Paris : quasi inchangée La Bourse de Paris a connu une journée maussade lundi, l’indice CAC 40 terminant quasi inchangé dans un volume modeste, malgré le bon accueil de la seconde opération d’ouverture du capital de France Télécom par les opérateurs. L’indice CAC 40 des valeurs vedettes a cédé 0,09 % (3,31 points) pour terminer à 3 585,32 points, après avoir ouvert en légère hausse de 0,47 % à 3 605,49 points. Il a affiché ainsi sa troisième séance de baisse consécutive. En séance, le CAC a atteint un plus haut de 3 620,70 points avant de repasser dans le rouge dans la matinée. Dans l’après-midi, il est repassé très timidement dans le vert à plusieurs reprises avant de terminer en très légère baisse. Le volume d’échange est resté faible à 8,5 milliards de FF. Sur le marché obligataire, le contrat sur emprunt Notionnel échéance décembre du Matif a terminé la séance de lundi sur une petite hausse de 3 centièmes à 108,74. Londres : en forte baisse La Bourse de Londres a clôturé lundi en forte baisse, victime de prises de bénéfices et influencée par le mauvais début de séance à Wall Street. À la clôture, l’indice Footsie des cent principales valeurs perdait 57,1 points, à 5 433,9 points soit un recul de 1 %. Trente trois valeurs ont terminé en hausse et 61 en baisse. Sur le marché à terme Liffe, le contrat pour décembre sur le Footsie a terminé à 5 471 points contre 5 530 vendredi soir. Les valeurs bancaires étaient en fort recul, sous l’effet de prises de bénéfices et après des conseils de vente d’agents de change. Francfort : en repli Après un bon départ, la Bourse de Francfort s’est repliée de 0,98 % lundi en clôture, sous l’influence négative du marché à terme et d’un Wall Street hésitant, selon les courtiers. Ces deux facteurs l’ont finalement emporté sur un dollar en pleine forme et des spéculations de fusion dans le secteur de la chimie, ont ajouté les cambistes. Le DAX XETRA (X-DAX) a terminé à 4 762,38 points sur le marché des transactions électroniques, qui brasse les deux-tiers environ des transactions réalisées en Allemagne. Le baromètre de la Bourse a oscillé entre un plus haut de 4 887,79 points et un plus bas de 4 740,02 points. Sur le marché à la criée, le DAX des trente valeurs vedettes a reculé de 1,40 % à 4 768,58 points. Les volumes de transactions étaient extrêmement faibles, ont ajouté les courtiers. Le billet vert a gagné près de 2 pfennig comparé à vendredi, pour se fixer à 1,6792 DM sur le marché des changes de Francfort. Les spéculations de fusions et acquisitions dans la chimie allemande ont trouvé une nouvelle jeunesse après l’annonce d’un projet de mariage entre les groupes suisses Ciba Spécialités Chimique et Clariant, soutenant dans un premier temps la progression de l’indice allemand. Zurich : marché hésitant La Bourse suisse a connu lundi une séance hésitante, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) clôturant quasiment inchangé à 6 651,10 points, soit 1,8 point de mieux. Le Swiss Performance Index (SPI), qui regroupe tous les titres locaux cotés sur les marchés principal et secondaire, a en revanche cédé 6,45 points à 4 211,05. Dans le secteur chimique, les Suisses Ciba Spécialités Chimiques (CSC) et Clariant ont annoncé un accord de principe pour fusionner, leur permettant de devenir la première compagnie mondiale dans ce secteur. Le titre Ciba a progressé de 13,98 % à 144,75 FS, orientant le marché suisse à la hausse avec l’aide de Clariant en début de séance. Novartis, groupe dont Ciba faisait partie l’année dernière encore, a cédé 23 FS à 2 467. Roche a pris 30 FS à 15 930. L’alimentaire Nestlé a avancé de 6 FS à 2 942. Aux industrielles, ABB a gagné 42 FS à 1 593 (+2,71 %), Alusuisse 86 FS à 1 578 (+5,76 %), et Sulzer 10 FS à 790 (+1,28 %). Tokyo : reprise technique La Bourse de Tokyo a clôturé la séance de lundi en hausse de 0,51 %, l’effritement du yen contre le dollar favorisant les sociétés exportatrices, ont déclaré les opérateurs. L’indice Nikkeï a gagné 72,57 points à 14 194,54. Le contrat décembre a progressé de 40 points à 14 230. Les investisseurs font néanmoins preuve de prudence dans l’attente du programme de stimulation économique du Japon, dont l’annonce est prévue cette semaine. Le programme de stimulation économique doit être approuvé dans le courant de la semaine par le Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir au Japon. Sa présentation par le gouvernement aura probablement lieu le 16 novembre. Par ailleurs, la hausse du Nikkeï est limitée par la crainte que Tokyo ne diffère son projet de réduction d’impôts, qui avait favorisé la Bourse ces derniers mois.
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