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Actualités - Chronologie

Trois ans et 9 mois de terreur sur le Cambodge

Le Cambodge a enduré sous le régime khmer rouge de Pol Pot pendant 3 ans, 8 mois et 20 jours, une période de terreur effrénée où toutes ses coutumes et traditions ancestrales ont été rasées pour être remplacées par une doctrine communiste radicale basée sur l’utopie d’une collectivité agricole. Les dirigeants khmers rouges, éduqués dans des institutions françaises et tirant leurs enseignements de la première pensée socialiste issue du deuxième conflit mondial, raffinée par les tactiques brutales de Staline et de Mao Tsetoung, ont voulu effacer tout vestige de «bourgeoisie» d’un Cambodge révolutionnaire auquel ils ont donné le nom de «Kampuchéa démocratique». Le 17 avril 1975, quand ils ont fait une entrée triomphale dans Phnom Penh après avoir vaincu le régime du général Lon Nol soutenu par les Etats-Unis, les Khmers rouges ont déclaré l’«année zéro» de leur œuvre. D’un jour à l’autre, les Khmers rouges s’en prirent avec une violence incroyable à la tradition ancestrale khmère du noyau familial, séparant les couples, les enfants de leurs familles, massacrant et redonnant de nouveaux noms aux survivants de leur campagne envoyés de force travailler dans les champs. Toutes les religions dont le bouddhisme, la plus pratiquée, ainsi que les églises, les monastères, les temples et les mosquées furent bannis. «L’organisation ‘Angkar’ se charge de tout», indiquait un slogan de l’époque annonçant que désormais tous les aspects de la vie, de l’alimentation au logement, en passant par le vestimentaire, seraient pris en charge par «le grand frère numéro un», Pol Pot. Tous les intellectuels et tous ceux possédant le moindre degré d’éducation étaient d’emblée considérés comme suspects par la paranoïa khmère rouge qui voyait en eux des ennemis potentiels de la nouvelle société en cours de création. Auto-génocide Ceux qui ne pouvaient dissimuler leur niveau d’éducation étaient systématiquement massacrés, de même que tous ceux soupçonnés ou accusés d’être des agents de puissances étrangères ennemies. Voulant prendre exemple sur les énormes et grandioses structures des temples d’Angkor Vat, les Khmers rouges ont entrepris la réalisation de gigantesques travaux d’irrigation. Quand ceux-ci ont échoué, le blâme a été porté sur les «ennemis étrangers», en particulier le Vietnam, et de gigantesques purges ont été lancées. Tous les «esprits vietnamiens, dans des corps cambodgiens», selon le slogan de l’époque, étaient exterminés, accusés de saboter les plans de Pol Pot. Le terme d’«auto-génocide» a dû être inventé par certains historiens pour décrire ces années noires de l’histoire du Cambodge et qui disposait de l’une des meilleures armées du monde. Hanoi a riposté, envahissant le Cambodge le jour de Noël 1978, atteignant Phnom Penh le 7 janvier 79 et refoulant les dernières forces khmères rouges sur la frontière avec la Thaïlande où elles sont toujours restées depuis. (AFP)
Le Cambodge a enduré sous le régime khmer rouge de Pol Pot pendant 3 ans, 8 mois et 20 jours, une période de terreur effrénée où toutes ses coutumes et traditions ancestrales ont été rasées pour être remplacées par une doctrine communiste radicale basée sur l’utopie d’une collectivité agricole. Les dirigeants khmers rouges, éduqués dans des institutions françaises et tirant leurs enseignements de la première pensée socialiste issue du deuxième conflit mondial, raffinée par les tactiques brutales de Staline et de Mao Tsetoung, ont voulu effacer tout vestige de «bourgeoisie» d’un Cambodge révolutionnaire auquel ils ont donné le nom de «Kampuchéa démocratique». Le 17 avril 1975, quand ils ont fait une entrée triomphale dans Phnom Penh après avoir vaincu le régime du général Lon Nol soutenu par les...