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Actualités - Chronologie

Hormone de stress et vieillissement du cerveau

Le stress chronique pourrait accélérer le vieillissement d’une zone du cerveau, cruciale pour la mémoire et pour se déplacer, selon une étude canadienne publiée dans le premier numéro de «Nature Neurosciences», daté de mai. Depuis une vingtaine d’années, les recherches sur les animaux ont montré que la production d’hormones déclenchées par le stress, appelées glucocorticoïdes, peuvent provoquer la mort des neurones. Mais cet effet reste controversé chez l’homme. L’équipe de Sonia Lupien (université McGill, Montréal, Canada) apporte à présent un argument «substantiel» dans ce sens, en montrant une corrélation frappante entre l’élévation prolongée de l’hormone principale du stress, le cortisol, et l’atrophie (diminution de volume) de l’hippocampe, une région du cerveau déterminante pour la mémoire et l’orientation dans l’espace. Les auteurs ont suivi pendant plus de cinq ans une cinquantaine de septuagénaires en bonne santé et mesurent régulièrement leur taux de cortisol dans le sang. Les plus petites tailles de cette partie du cerveau, détectées par l’examen d’imagerie par résonance magnétique, ont été observées chez les sujets aux niveaux de cortisol les plus élevés ou ayant augmentés le plus rapidement d’année en année. De surcroît, chez ces mêmes personnes, les performances en matière de mémoire et de déplacement ont tendance à être moins bonnes aux tests comprennant un parcours de labyrinthe. Une diminution significative de 14% du volume total de l’hippocampe a été constatée dans ce groupe à cortisol élevé, comparé au groupe témoin dont la concentration sanguine d’hormone est restée modérée ou basse. Ces résultats suggèrent que l’exposition chronique aux hormones de stress, même à des niveaux considérés comme non pathologiques, pourrait conduire à une atrophie cérébrale et un déclin intellectuel. Les différences individuelles de taux de cortisol expliqueraient pourquoi les capacités mentales déclinent plus vite en vieillissant chez certaines personnes, selon la revue spécialisée du groupe anglo-saxon «Nature». (AFP)
Le stress chronique pourrait accélérer le vieillissement d’une zone du cerveau, cruciale pour la mémoire et pour se déplacer, selon une étude canadienne publiée dans le premier numéro de «Nature Neurosciences», daté de mai. Depuis une vingtaine d’années, les recherches sur les animaux ont montré que la production d’hormones déclenchées par le stress, appelées glucocorticoïdes, peuvent provoquer la mort des neurones. Mais cet effet reste controversé chez l’homme. L’équipe de Sonia Lupien (université McGill, Montréal, Canada) apporte à présent un argument «substantiel» dans ce sens, en montrant une corrélation frappante entre l’élévation prolongée de l’hormone principale du stress, le cortisol, et l’atrophie (diminution de volume) de l’hippocampe, une région du cerveau déterminante pour la...