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Actualités - Chronologie

Sur les traces du Mur de Berlin, fantôme de la Guerre froide

L’air perplexe, le visiteur finit par demander, après avoir vainement regardé autour de lui : «Sommes-nous ici à Berlin-Est ou Berlin-Ouest? Pouvez-vous me dire où passait le Mur?» Photos à l’appui, comme pour mieux convaincre son auditoire, le guide désigne le trottoir de gauche, dans la rue Bouché (Bouchéstrasse). «Il longeait les immeubles de ce côté-là, puis bifurquait dans la Harzer Strasse», indique Eberhard Elfert en montrant un mur invisible. Autrefois si écrasant, si inhumain, le «rempart antifasciste de la RDA» est devenu un fantôme. Neuf ans après la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, il ne reste rien ou presque de cette fracture au milieu de la ville et du Vieux continent. Dans l’euphorie de la réunification, les Berlinois se sont empressés de démanteler les 155 kilomètres de Mur qui encerclaient la partie ouest de la ville. Seuls quelques segments, grignotés à coups de marteau par les amateurs de souvenirs, ont été conservés ici et là. Les touristes, et peu à peu les Berlinois eux-mêmes, ont le plus grand mal à s’en faire une idée. Avec l’aide d’historiens, M. Elfert a ainsi mis au point des visites guidées, le week-end, sur les traces du Mur de Berlin. Il a choisi pour cela un quartier où le Mur serpentait entre les immeubles et où les voisins d’une même rue se sont donc retrouvés séparés pendant 28 ans par des chemins de ronde, des miradors et des barbelés. «À beaucoup d’endroits, contrairement à ce qu’on imagine, le Mur longeait en fait la Sprée (rivière), des canaux, des voies ferrées. Ici, il coupait en revanche un quartier en deux, les gens ont dû apprendre à vivre dans son ombre au quotidien», explique M. Elfert.
L’air perplexe, le visiteur finit par demander, après avoir vainement regardé autour de lui : «Sommes-nous ici à Berlin-Est ou Berlin-Ouest? Pouvez-vous me dire où passait le Mur?» Photos à l’appui, comme pour mieux convaincre son auditoire, le guide désigne le trottoir de gauche, dans la rue Bouché (Bouchéstrasse). «Il longeait les immeubles de ce côté-là, puis bifurquait dans la Harzer Strasse», indique Eberhard Elfert en montrant un mur invisible. Autrefois si écrasant, si inhumain, le «rempart antifasciste de la RDA» est devenu un fantôme. Neuf ans après la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, il ne reste rien ou presque de cette fracture au milieu de la ville et du Vieux continent. Dans l’euphorie de la réunification, les Berlinois se sont empressés de démanteler les 155 kilomètres de Mur qui...