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Actualités - Chronologie

Pourvu que le monde nous ouvre son coeur, prient les réfugiés honduriens

Encore traumatisés par l’image des fleuves en crue qui ont avalé leurs maisons et leurs êtres chers, 4 000 sinistrés du cyclone Mitch demandaient vendredi dans un refuge de Tegucigalpa que «Dieu ouvre le cœur» de la communauté internationale. Des centaines de matelas sont répandus sur les deux étages de l’Institut de formation professionnelle de la capitale hondurienne, transformé en abri, où sont logés notamment 1 800 enfants qui manquent de lait et de nourriture. Des médecins, des infirmières, des psychologues tentent d’apporter un soulagement aux enfants, femmes et hommes qui ont tout perdu après avoir fui terrorisés leurs maisons, emportées en un clin d’œil par les rivières Choluteca et Chiquito traversant la capitale. La plupart viennent des bidonvilles de Tegucigalpa, dont les maisons de planches et de tôle n’ont pas résisté une seconde à la fureur des éléments. Certains ont pu sauver un vieux matelas, un drap déchiré, une chaise bancale dont ils ne se séparent pas et sur lesquels ils veillent comme s’il s’agissait d’un trésor. Un fonctionnaire du gouvernement supervise l’arrivée des dons des particuliers ou des entreprises: quelques aliments, quelques vêtements à peine. Les adultes souffrent de dépression et les enfants n’arrivent pas à surmonter la peur qu’ils ont ressentie. Ils se réveillent en sursaut la nuit et certains crient «l’eau arrive», indique Rosario Marquez, une étudiante en psychologie, qui s’occupe des réfugiés. «Nous tâchons de réconforter les adultes, de leur donner du courage, en leur faisant voir que tout n’est pas fini, qu’il reste l’espoir. Mais nos efforts se heurtent à leur état dépressif», dit-elle. Beaucoup de réfugiés souffrent de fièvre, d’inflammation des amygdales, d’asthme, d’hypertension et de diarrhées, explique pour sa part Lorenzo Pavon, un étudiant en médecine. «Pourvu que Dieu ouvre le cœur du monde et qu’il nous aide», répètent à plusieurs reprises les réfugiés. Sur un mur, une pancarte a été accrochée par les psychologues: «Tout n’est pas perdu, allons de l’avant».
Encore traumatisés par l’image des fleuves en crue qui ont avalé leurs maisons et leurs êtres chers, 4 000 sinistrés du cyclone Mitch demandaient vendredi dans un refuge de Tegucigalpa que «Dieu ouvre le cœur» de la communauté internationale. Des centaines de matelas sont répandus sur les deux étages de l’Institut de formation professionnelle de la capitale hondurienne, transformé en abri, où sont logés notamment 1 800 enfants qui manquent de lait et de nourriture. Des médecins, des infirmières, des psychologues tentent d’apporter un soulagement aux enfants, femmes et hommes qui ont tout perdu après avoir fui terrorisés leurs maisons, emportées en un clin d’œil par les rivières Choluteca et Chiquito traversant la capitale. La plupart viennent des bidonvilles de Tegucigalpa, dont les maisons de planches et de...