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Actualités - Chronologie

Cyclisme : La grande boucle Le Tour déclare la guerre au dopage

Les organisateurs du Tour de France ont déclaré jeudi une guerre sans merci au dopage, fléau qui a failli coûter la vie à la course qu’ils protégent et chérissent. Pour ne plus voir se reproduire des scènes telles que celles du 29 juillet lorsqu’entre Albertville et Aix-les-Bains, tout un peloton traumatisé par les interventions policières et les affaires de dopage avait failli abandonner, Jean-Marie Leblanc a décrété quatre mesures. Désormais, la Société du Tour se réserve le droit de récuser jusqu’au départ tout coureur ou équipe qui porterait atteinte à l’image de la course, notamment pour fait de dopage. «Nous avons volontairement décidé de ramener à 20 le nombre d’équipes admises à participer mais nous sommes prêts à partir avec 14 ou 15 équipes car nous ne reviendrons pas sur ce nouveau principe», a lancé Leblanc. Cette exclusion pourra également s’appliquer tout au long de la course comme le précédent en fut établi avec le renvoi des Festina de Richard Virenque après les révélations du directeur sportif Bruno Roussel sur «un dopage organisé» au sein de la formation andorrane. Pour avoir le droit de se présenter, les équipes devront avoir adhéré à une charte éthique et de morale sportive. Les 16 premières équipes du classement UC seront qualifiées d’office au 15 janvier, les quatre autres profiteront d’invitations. Plus contraignante est la quatrième décision qui prévoit un bilan biologique obligatoire juste avant le départ de la course. Le traditionnel examen médical, jugé bien trop superficiel, va être remplacé par une intervention de l’Unité biologique mobile du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Tous les coureurs verront ainsi leur taux d’hématocrite vérifié avant le départ. (Ce taux qui mesure les globules rouges est fixé par l’UCI à 50%. Son augmentation peut trahir une prise d’EPO, hormone qui favorise l’oxygénation du sang et améliore la résistance à l’effort). Quid de Festina ? Jean-Claude Killy, président de la Société du Tour, a lui aussi rappelé la détermination des organisateurs qui «ont touché le fond au mois de juillet». Dans une allocution introductive, précédant la présentation du parcours du Tour 99, Killy a estimé que concernant le dopage les coureurs «étaient plus victimes que coupables». «Mais», a-t-il ajouté aussitôt, «ils ne pourront plus dire maintenant qu’ils n’étaient pas au courant». «Nous refusons de croire que le dopage est une fatalité et nous serons intransigeants sur notre règle de conduite et sur les garanties morales de ceux qui souhaitent venir sur ce Tour», a-t-il dit. Malgré la fermété affichée, Jean-Marie Leblanc a été obligé d’admettre qu’il existait certains paramètres sur lesquels il ne pouvait pas intervenir. «Il nous est impossible d’influer sur les examens médicaux, non plus que sur les actions judiciaires», a dit Leblanc. Certains produits étant quasiment indécelables, la menace brandie par Jean-Marie Leblanc vient s’ajouter à la peur du gendarme mais il est difficile d’évaluer sa portée dissuasive. Ces nouvelles restrictions posent de plus la question de l’équipe Festina, qui souhaite rapidement redorer une image ternie par le scandale qui anima la première semaine du Tour 98. Dans le Figaro de jeudi, le directeur exécutif du groupe horloger, Gines Gorriz, déclare que l’équipe évoluera sans Richard Virenque la saison prochaine. Nous ne voulons pas repartir avec des coureurs encore sous le coup d’une procédure disciplinaire, a expliqué Gorriz dans une interview au quotidien. Pour l’instant, Jean-Marie Leblanc ne veut pas se prononcer, ni faire de procès d’intention. Si l’équipe andorrane figure toujours parmi les 16 premières du classement UCI en janvier, alors il faudra voir. «En attendant, il faut laisser la situation se décanter. Il ne serait pas juste de prendre une position aussi longtemps avant le départ du Tour», a-t-il souligné. L’annonce de ces mesures a été accueillie avec satisfaction par tous les directeurs sportifs et coureurs présents même si les équipes espagnoles, participant à l’AIJCP, association des coureurs professionnels, ont demandé mercredi «un délai de réflexion» sur l’adoption d’une charte de lutte contre le dopage. L’AIJCP est désormais présidée par Manolo Saiz, directeur sportif de la Once, qui avait eu des mots très durs à l’encontre de l’organisation du Tour. Le Français Laurent Jalabert avait abandonné le Tour lors de la journée du 29 juillet et avait laissé entendre qu’il ne participerait plus à des courses en France.
Les organisateurs du Tour de France ont déclaré jeudi une guerre sans merci au dopage, fléau qui a failli coûter la vie à la course qu’ils protégent et chérissent. Pour ne plus voir se reproduire des scènes telles que celles du 29 juillet lorsqu’entre Albertville et Aix-les-Bains, tout un peloton traumatisé par les interventions policières et les affaires de dopage avait failli abandonner, Jean-Marie Leblanc a décrété quatre mesures. Désormais, la Société du Tour se réserve le droit de récuser jusqu’au départ tout coureur ou équipe qui porterait atteinte à l’image de la course, notamment pour fait de dopage. «Nous avons volontairement décidé de ramener à 20 le nombre d’équipes admises à participer mais nous sommes prêts à partir avec 14 ou 15 équipes car nous ne reviendrons pas sur ce nouveau...