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Actualités - Chronologie

Paris-Bonn Taux directeurs inchangés

Le Conseil de la politique monétaire (CPM) de la Banque de France a décidé, comme prévu, de laisser inchangés les taux directeurs français, jeudi lors de sa réunion bimensuelle. Le taux d’appel d’offres est maintenu à 3,30 %, et le taux de prise en pension de cinq à dix jours à 4,60 %, conformément à ce qu’attendaient les analystes. La Bundesbank a également laissé, jeudi, l’ensemble de ses taux directeurs inchangés à l’issue de sa réunion du conseil central. Cette décision «n’est pas une surprise, surtout après le discours de Wim Duisenberg mardi», juge Nordine Naam, analyste à Dresdner Kleinwort. Le président de Banque centrale européenne (BCE) avait opposé mardi une fin de non-recevoir à ceux qui prônaient une baisse de taux dans le noyau dur de la zone euro (Allemagne-France-Bénélux) pour stimuler la croissance et l’emploi, alors que la zone offre déjà les taux les plus bas d’Europe. «La politique monétaire ne peut pas résoudre les problèmes structurels», avait déclaré M. Wim Duisenberg. «Notre première priorité est d’achever le processus de convergence des taux», avait ajouté le responsable après la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE. Le scénario le plus probable reste donc une baisse des taux d’intérêt en Espagne, en Italie, en Irlande et au Portugal, au niveau des taux allemands et français (3,30 %) avant le passage à l’euro le 1er janvier et un démarrage de la monnaie unique à ce niveau. De son côté, la Banque d’Angleterre a surpris le marché jeudi en décidant d’une réduction nette d’un demi-point de son unique taux directeur, répondant ainsi aux appels du patronat et des syndicats inquiets de la dégradation économique au Royaume Uni. Londres : réduction À l’issue de sa réunion mensuelle, le comité de politique monétaire de la banque centrale a abaissé de 0,50 point le taux de prise en pension, à 6,75 %, soit son plus bas niveau depuis août 1997. La plupart des analystes s’attendaient à une diminution de seulement 0,25 point à l’instar de celle décidée en octobre, lors de l’amorce du mouvement de baisse pour la première fois depuis deux ans et demi. Mais la Banque d’Angleterre a jugé que la dégradation de l’environnement international et les perspectives d’un recul de l’activité intérieure justifiaient un relâchement plus franc. Elle a souligné qu’elle avait dû réviser en baisse ses prévisions de croissance et d’inflation, à l’instar du chancelier de l’Echiquier Gordon Brown qui a annoncé mardi une croissance comprise entre seulement 1 et 1,5 % l’an prochain. «Le comité a conclu qu’une réduction des taux d’intérêt de 0,50 point de pourcentage était appropriée pour maintenir un rythme d’inflation correspondant à l’objectif» fixé à 2,5 % en rythme annuel, a indiqué la Banque d’Angleterre dans un communiqué. Le geste du comité a été bien accueilli par le patronat, resté sur sa faim le mois dernier avec une réduction jugée trop timide pour soulager les entreprises handicapées à l’exportation par la livre trop forte.
Le Conseil de la politique monétaire (CPM) de la Banque de France a décidé, comme prévu, de laisser inchangés les taux directeurs français, jeudi lors de sa réunion bimensuelle. Le taux d’appel d’offres est maintenu à 3,30 %, et le taux de prise en pension de cinq à dix jours à 4,60 %, conformément à ce qu’attendaient les analystes. La Bundesbank a également laissé, jeudi, l’ensemble de ses taux directeurs inchangés à l’issue de sa réunion du conseil central. Cette décision «n’est pas une surprise, surtout après le discours de Wim Duisenberg mardi», juge Nordine Naam, analyste à Dresdner Kleinwort. Le président de Banque centrale européenne (BCE) avait opposé mardi une fin de non-recevoir à ceux qui prônaient une baisse de taux dans le noyau dur de la zone euro (Allemagne-France-Bénélux) pour...