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Actualités - Chronologie

Le dernier bastion Khmer Rouge sous contrôle effectif de l'armée

Les troupes gouvernementales cambodgiennes et des transfuges khmers rouges contrôlaient effectivement lundi le dernier bastion de la guérilla près de la frontière thaïlandaise, à Anlong Veng. Escortés à travers l’ancienne localité déserte par le chef d’état-major adjoint, le général Meas Sophea, qui a conduit l’offensive finale, les journalistes ont pu se rendre ainsi devant la maison à deux étages au toit de tuiles de Ta Mok, le chef militaire des Khmers rouges. «Croyez-vous maintenant que nous avons pris Anlong Veng?» a demandé le général, faisant référence à des démentis de la radio khmère rouge et des autorités militaires thaïlandaises à la frontière. Lundi matin encore, l’armée thaïlandaise à la frontière affirmait que la place-forte était toujours aux mains des «durs» de la guérilla, et qu’il n’y avait pas de combats. Meas Sophea et les autres officiers de l’armée de Phnom Penh ou khmers rouges dissidents affirment tous que Ta Mok et la direction khmère rouge, dont Pol Pot, ont fui à travers la frontière. Cela n’a pu être confirmé par des sources indépendantes à la frontière. La radio khmère rouge captée à Bangkok poursuivait lundi ses émissions sans faire aucune allusion à une chute d’Anlong Veng. Documents Les derniers combattants fidèles à Ta Mok se sont réfugiés sur une hauteur connue sous le nom de colline 200, à quelque 3 kilomètres au sud de la frontière, mais les officiers gouvernementaux ont indiqué que la résistance n’était pas importante. Plusieurs obus de chars et d’artillerie ont été tirés sur la colline 200 pendant la visite des journalistes à Anlong Veng, le général Meas Sophea affirmant que cela était destiné à tenir les khmers rouges à distance des visiteurs. Dans un point de presse fait au sud d’Anlong Veng, où des hélicoptères avaient déposé les journalistes, le général Meas Sophea a déclaré qu’il voulait que la colline 200 soit prise dans les prochains jours. Il a toutefois admis que cela serait difficile avant le Nouvel an cambodgien, qui débute mardi. Il n’y avait à Anlong Veng pas de forte présence militaire visible, de part et d’autre de la rue principale bordée de centaines de petites habitations en bois et chaume. Une poignée de soldats surveillaient un char solitaire posté devant l’école. Un autre char, celui qui a tiré contre la colline, était placé plus loin, au-delà des maisons vides de Ta Mok et des autres chefs rebelles, notamment Khieu Samphan et Nuon Chea. Des documents et des films 16 mm en mauvais état estampillés «Kampuchea démocratique» semblant être des documentaires officiels sur la période 1975-79 pendant laquelle les khmers rouges étaient au pouvoir à Phnom Penh. Les Khmers rouges sont considérés comme responsables de deux millions de morts par mauvais traitements et exécutions lorsqu’ils étaient au pouvoir. Ils n’ont jamais été traduits en justice mais des informations de presse ont fait récemment état d’un plan américain pour enlever leur chef emblématique Pol Pot pour le faire comparaître devant un tribunal international. (AFP)
Les troupes gouvernementales cambodgiennes et des transfuges khmers rouges contrôlaient effectivement lundi le dernier bastion de la guérilla près de la frontière thaïlandaise, à Anlong Veng. Escortés à travers l’ancienne localité déserte par le chef d’état-major adjoint, le général Meas Sophea, qui a conduit l’offensive finale, les journalistes ont pu se rendre ainsi devant la maison à deux étages au toit de tuiles de Ta Mok, le chef militaire des Khmers rouges. «Croyez-vous maintenant que nous avons pris Anlong Veng?» a demandé le général, faisant référence à des démentis de la radio khmère rouge et des autorités militaires thaïlandaises à la frontière. Lundi matin encore, l’armée thaïlandaise à la frontière affirmait que la place-forte était toujours aux mains des «durs» de la guérilla, et...