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Actualités - Chronologie

Nouvel accord entre le gouvernement indonésien et le FMI

Le gouvernement indonésien a annoncé mercredi être parvenu à un nouvel accord avec le Fonds monétaire international pour sortir le pays de la crise, avec des réformes dont le Fonds surveillera la mise en œuvre. Les négociations ont été conclues mercredi matin et le détail des mesures décidées sera annoncé jeudi, a précisé lors d’une conférence de presse Ginandjar Kartasasmita, ministre de l’Economie et des Finances. Il a noté que l’accord comportait trois nouveaux points par rapport à ceux qui l’ont précédé: un programme de surveillance des réformes, des mesures pour régler le problème de la dette privée des entreprises indonésiennes, et enfin le fait qu’il ait été accepté par l’ensemble du gouvernement, alors que le précédent accord, en janvier, n’avait pas été soumis à la totalité des ministres. L’accord vise à stabiliser la roupie et à contenir l’inflation, a indiqué le ministre. Il a dit prévoir un taux d’inflation de 17% pour l’exercice ayant débuté le 1er avril, au lieu d’une estimation précédente de 20%. La roupie, dont la chute depuis l’été dernier a précipité le pays dans la crise, s’est légèrement raffermie après l’annonce de l’accord, à 8.520/8.570 pour un dollar contre 8.400/8.600 en début de journée. La devise indonésienne se traitait à 2.400 pour un dollar en juillet dernier. Ginandjar, qui s’exprimait au sortir d’une réunion mensuelle des ministres chargés de l’économie, a souligné que l’attachement du gouvernement au processus de réforme était indiscutable. «Le président Suharto a donné instruction d’honorer tous les engagements pris», a-t-il dit. Une équipe du FMI a passé trois semaines sur le terrain pour faire le point sur l’application des réformes promises par Djakarta en échange d’un plan de sauvetage international de 40 milliards de dollars orchestré par le Fonds à l’automne dernier. Les représentants du FMI et le gouvernement ont également négocié de nouveaux objectifs économiques. Dans un communiqué, le FMI a précisé que le Conseil économique du gouvernement superviserait la mise en œuvre des réformes au jour le jour en coopération étroite avec le Fonds, la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement. En outre, l’institution internationale attend de l’Indonésie qu’elle s’engage vigoureusement sur la voie des réformes avant l’examen de l’accord par le Conseil du FMI, dans les deux ou trois semaines à venir, lit-on dans le communiqué. S’agissant de la dette privée de l’Indonésie, estimée à environ 74 milliards de dollars, Ginandjar a précisé que le gouvernement préparait un mécanisme rappelant le modèle mexicain lors de la crise des années 1980. Aux termes du programme Ficorca, le gouvernement mexicain avait assumé les pertes de change sur la dette privée mais non les crédits eux-mêmes. Le ministre indonésien a assuré qu’il n’y aurait pas de renflouement massif ou de subventions des sociétés endettées. «Pour le dire simplement, le gouvernement n’assumera pas la dette privée. Il n’y aura pas de sauvetage. Il n’y aura pas de subventions par le gouvernement pour résorber la dette privée», a-t-il dit. «Le gouvernement contribuera à la résorption de la dette en faisant en sorte qu’à l’échéance de la dette il y ait suffisamment de devises», a-t-il expliqué sans donner d’objectif précis pour le taux de change. Sur la question des subventions que le FMI voulait auparavant voir supprimées, Ginandjar a indiqué que le gouvernement continuerait de subventionner le riz et le soja, alors que les prix de l’essence et de l’électricité seront relevés progressivement. Il a précisé que la plupart des subventions — un dossier délicat compte tenu des émeutes provoquées ces derniers mois par le renchérissement des denrées alimentaires — seraient supprimées d’ici le mois d’octobre à l’exception de l’essence, un produit sensible pour les 200 millions d’Indonésiens. Le gouvernement, a par ailleurs assuré le ministre, cessera d’octroyer des privilèges monopolistiques. A l’intention des petites et moyennes entreprises sévèrement touchées par la crise, il a promis que le gouvernement apporterait des aides et proposerait des taux d’intérêt plus faibles. L’effondrement de la roupie a provoqué une forte hausse des prix et du chômage, placé bon nombre d’entreprises dans une situation de faillite technique et affecté les échanges extérieurs du pays. Ginandjar a dit prévoir un déficit budgétaire de 3,2% cette année, conséquence de la poursuite de l’octroi de certaines subventions avec l’accord du FMI. Le gouvernement prévoit à présent une contraction de 4% du produit intérieur brut cette année, alors qu’en janvier il tablait sur une croissance zéro. Le cours budgété du pétrole a en outre été révisé à 14,50 dollars le baril, au lieu d’une estimation antérieure de 17 dollars. A Tokyo, le premier ministre japonais Ryutaro Hasimoto s’est félicité de l’accord et a annoncé que le Japon accorderait à Djakarta pour deux milliards de dollars de prêts. Un milliard revêtira la forme de crédits bilatéraux octroyés par l’Export-Import Bank of Japan, et la deuxième moitié fera partie des cinq milliards de dollars de prêts promis par Tokyo dans le cadre du plan de sauvetage négocié par le FMI. (Reuters)
Le gouvernement indonésien a annoncé mercredi être parvenu à un nouvel accord avec le Fonds monétaire international pour sortir le pays de la crise, avec des réformes dont le Fonds surveillera la mise en œuvre. Les négociations ont été conclues mercredi matin et le détail des mesures décidées sera annoncé jeudi, a précisé lors d’une conférence de presse Ginandjar Kartasasmita, ministre de l’Economie et des Finances. Il a noté que l’accord comportait trois nouveaux points par rapport à ceux qui l’ont précédé: un programme de surveillance des réformes, des mesures pour régler le problème de la dette privée des entreprises indonésiennes, et enfin le fait qu’il ait été accepté par l’ensemble du gouvernement, alors que le précédent accord, en janvier, n’avait pas été soumis à la totalité des...