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Actualités - Reportage

La physionomie des marchés Beyrouth : la livre activement recherchée

La livre libanaise est restée activement recherchée à quelques jours de la souscription hebdomadaire aux bons du Trésor pour profiter de leur rendement réel assez élevé. A cet effet, le dollar continuait à être très offert et souvent sans contrepartie valable à la demande. Mais, grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1502,00 LL à l’achat et 1515,00 LL à la vente, le billet vert a achevé la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1508,50 LL, comme depuis le milieu du mois dernier. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL, entre 1501,75 et 1502,25 LL et rarement en dehors d’elle en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires aurait atteint hier quelque 18 millions de dollars, en grande partie absorbés par la BDL à 1502,00 LL. Nette reprise du dollar à l’étranger A l’étranger, le dollar s’est apprécié face aux autres principales devises hier, sur les marchés des changes internationaux, profitant de spéculations sur une baisse des taux d’intérêt en Allemagne ravivées par des assouplissements monétaires surprise en Espagne, au Portugal et en Suède. Il s’est davantage raffermi face au sterling dans la perspective d’une baisse des taux britanniques demain, à l’issue de la réunion mensuelle du Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre. Certes, les initiatives successives des banques centrales espagnole, portugaise et suédoise de réduire leurs taux d’intérêt ont conforté le sentiment de certains opérateurs pariant sur une prochaine baisse du loyer de l’argent en Allemagne, bien que ces initiatives rentrent dans le cadre de l’objectif de convergence des taux d’intérêt dans la zone euro à l’approche du lancement de la monnaie unique. Le billet vert a profité aussi du sentiment que l’économie des États-Unis atterrira en douceur et non en catastrophe comme le laissaient présager les récentes turbulences sur les places financières internationales. Pourtant, les opérateurs se sont abstenus à prendre des initiatives d’envergure en faveur du dollar, attendant les résultats de la réunion demain du conseil de la Bundesbank, et du discours du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, dans la mesure où celui-ci pourrait présager de l’évolution des taux d’intérêt aux Etats-Unis. C’est ainsi qu’il s’est négocié à New York comme suit : – 1,6570 pour un sterling contre 1,6640, la veille. – 1,6610 DM contre 1,6535. – 5,5685 BDL contre 5,5455. – 1,3605 FS contre 1,3500. – 1643,00 lires contre 1635,60. – 115,45 yens contre 114,75. Bourse de Beyrouth : quasi stable Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est quasiment stabilisée, hier, la hausse des actions d’Uniceramic ayant été neutralisée par la baisse de celles des Ciments libanais. En effet, l’indice général LISPI a très légèrement reculé de 0,03 % à 87,36 points, alors que l’indice partiel des valeurs bancaires LIBX s’est maintenu en l’état à 193,31 points. Mais le volume d’affaires devait se contracter, ne dépassant pas au total 66 046 actions d’une valeur globale de 585 558 dollars seulement. Irrégularité de Wall Street Wall Street s’est montrée irrégulière au lendemain de sa sensible hausse de la veille, subissant la pression de plusieurs ventes bénéficiaires en attendant avec quelques appréhensions les résultats de l’élection de la moitié du Congrès. Les valeurs de la haute technologie ont été les principales perdantes de la séance d’hier, entraînant dans leur sillage le restant de la cote. L’indice composite des principaux indicateurs de l’économie américaine, qui présage la tendance conjoncturelle sur les six mois à venir, est resté inchangé en septembre comme en août après avoir progressé de 0,5 % en juillet, laissant craindre un prochain ralentissement de la croissance. Cela étant, en attendant le discours de Greenspan sur l’évolution des taux d’intérêt ainsi que les chiffres du chômage américain en octobre, après-demain, la cote devait évoluer, sans direction et dans des marges étroites, entre un plus bas à 8 677,58 points et un plus haut à 8 744,52 points, avant d’afficher en préclôture 8 738,59 points, en hausse de 32,44 points sur la veille. Paris : légèrement mieux La Bourse de Paris a progressé mardi pour la troisième séance consécutive, portée par la hausse du dollar et la bonne tenue de plusieurs grandes valeurs, mais l’indice CAC 40 n’est pas parvenu à franchir durablement le cap des 3 600 points. L’indice des 40 valeurs vedettes a terminé la séance sur une hausse de 0,39 % à 3 583,64 points contre 3 569,60 en clôture la veille. Après une ouverture mitigée, voire légèrement négative, le CAC s’est bien repris, affichant durant une bonne partie de la séance une progression de l’ordre de 1 %. L’indice a flirté avec le seuil des 3 600 points, avec un plus haut à 3 616,86 points en cours de séance, sans toutefois parvenir à dépasser durablement ce niveau de résistance. Vers la fin de séance, les gains ont été réduits tandis que le dollar se repliait un peu après une séance de hausse et que la Bourse de New York s’inscrivait en baisse. Le volume des échanges parisiens a été fourni avec plus de 13,3 milliards de francs sur le règlement mensuel. Londres : retournement à la baisse La Bourse de Londres s’est légèrement repliée en clôture mardi, déprimée par la révision en baisse des prévisions de croissance de l’économie britannique et peu soutenue par une faible performance de Wall Street dans ses premiers échanges. L’indice Footsie des cent principales valeurs a terminé en baisse de 21,6 points à 5 503,9 points, soit un repli de 0,4 % par rapport à son niveau de clôture la veille. Sur le Liffe, le contrat décembre sur le Footsie était en baisse à 5 500 points en fin de journée contre 5 563 points en clôture la veille. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’État à dix ans s’établissait en fin de journée à 4,956 % contre 4,814 % lundi soir. L’écart de rendement avec le Bund correspondant était de 80,6 points de base contre 64,4 points la veille. La Bourse de Londres est retournée à la baisse en toute fin d’échanges, en dépit de l’anticipation d’une baisse des taux d’intérêt à l’issue de la réunion du Comité politique monétaire de la Banque d’Angleterre jeudi, qui lui faisait nettement gagner du terrain à la mi-journée. Mais la révision à la baisse des prévisions de croissance économique pour 1999 par le chancelier de l’Échiquier, Gordon Brown, a terni l’enthousiasme des intervenants. Francfort : en baisse La Bourse de Francfort est redescendue mardi de 1,12 %, entraînée par quelques mauvaises nouvelles sur le front des entreprises allemandes. L’indice DAX a clôturé à 4 709,32 points, contre 4 762,47 points lundi, sur le marché électronique Xetra, qui brasse environ les deux tiers des transactions effectuées à Francfort. Sur le marché à la criée, le DAX des trente valeurs vedettes a terminé à 4 705,08 points, soit 1,18 % de moins que lundi. Francfort avait pourtant ouvert mardi en hausse de 0,64 %. Actuellement, le marché fait deux pas en avant et un pas en arrière, a observé un courtier. «Certains prévoient que le DAX atteindra le seuil des 5 000 points d’ici la fin de l’année, et je pense que nous allons voir ce niveau testé bientôt», a-t-il ajouté. Le dollar a gagné près d’un pfennig à Francfort : il s’est établi à 1,6615 DM au fixing, contre 1,6506 DM la veille. Sur les front des entreprises, Deutsche Telekom a cédé 1,92 % à 45,41 DM. Son président du directoire Ron Sommer a déclaré dans les colonnes du Financial Times que l’intensification de la concurrence dans les télécoms en Allemagne rendait difficile d’atteindre le résultat que souhaiteraient les actionnaires. Propos interprétés comme un avertissement sur les bénéfices du groupe en 1998, selon les courtiers. Aux bancaires, Hypovereinsbank a reculé de 3,58 % à 122,5 DM, alors qu’elle avait bénéficié d’un conseil d’achat de la WestLB. Son conseil de surveillance a réclamé au directoire de s’expliquer sur la provision de 3,5 milliards de DM (annoncée la semaine dernière) visant à la couvrir sur les engagements immobiliers à risques. Le conseil va se réunir en cession extraordinaire le plus vite possible, selon son président. Zurich : affaiblissement de la tendance La Bourse suisse a perdu 0,69 % mardi, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) perdant 45,9 points à 6 596,5 points à la clôture. Dans un volume d’échange faible, les prises de bénéfices du début de séance se sont accentuées dans une «baisse saine», selon un opérateur, corrigeant la hausse de 29 % qui avait été atteinte depuis son plus bas niveau de l’année, le 5 octobre. C’est le titre de la SGS qui a enregistré la plus importante progression de la journée en gagnant 72 FS à 1 040 (+7,4 %). Le numéro un mondial de la surveillance a annoncé aujourd’hui la suppression de 116 emplois sur 377 à son siège genevois, première étape d’un plan de restructuration plus global dont les détails seront annoncés à la fin du mois. Tokyo : marché clos La Bourse de Tokyo était fermée hier en raison de la journée nationale de la culture, qui est chômée au Japon.
La livre libanaise est restée activement recherchée à quelques jours de la souscription hebdomadaire aux bons du Trésor pour profiter de leur rendement réel assez élevé. A cet effet, le dollar continuait à être très offert et souvent sans contrepartie valable à la demande. Mais, grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1502,00 LL à l’achat et 1515,00 LL à la vente, le billet vert a achevé la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1508,50 LL, comme depuis le milieu du mois dernier. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL, entre 1501,75 et 1502,25 LL et rarement en dehors d’elle en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat, ont indiqué...