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Actualités - Chronologie

Bourse de Paris : semaine très brillante

A l’issue d’une semaine encore très brillante avec trois records consécutifs, le pari de voir la bourse de Paris franchir très prochainement le cap des 4.000 points est peu risqué, ce niveau historique ayant été quasiment frôlé vendredi. Dans un climat toujours exceptionnel, l’indice CAC 40 a encore gagné 3,2% en huit jours pour finir à 3.932,02 points. Depuis le début de l’année, la hausse atteint à présent 31,11%, dépassant ainsi les gains enregistrés durant toute l’année 1997 (+29,5%) après plus de 23% en 1996. Depuis le début de la vague haussière le 24 octobre 1995, les valeurs françaises ont progressé de 128%. La bourse de Paris n’était pas la seule à conquérir des sommets ces derniers jours: Wall Street qui au début de 1987 valait 2.000 points a franchi vendredi la barre des 9.000 points. Francfort continuait à aligner record sur record cette semaine, Zurich également. Madrid ou Milan qui ces derniers mois accumulaient un net retard par rapport aux grandes places occidentales continuaient à allonger le pas: depuis le début de l’année, ces deux marchés ont progressé de plus de 40%. Ce «bull-market» devrait inviter à la prudence. Les vétérans à la bourse ne manquent pas de répéter que «les arbres ne montent pas au ciel» et qu’il faut «acheter au son du canon et vendre au son du violon»... Des experts mettent en garde sur les risques que fait encourir aux économies occidentales la crise asiatique. Le courtier britannique Robert Fleming Securities estime par exemple que la hausse des cours en Europe est «une aube trompeuse». A partir de 1999, le boom des exportations asiatiques va mettre à mal la concurrence, déclare ce courtier convaincu que les exportateurs d’acier, de ciment, de papier, de textiles et de matières chimiques de base vont souffrir. Pour Robert Fleming le Japon et l’Allemagne devraient notamment souffrir de ces dévaluations compétitives tandis que la France et l’Italie seraient des «vainqueurs relatifs». A cette analyse, des conjoncturistes opposent les effets «bénéfiques» de la crise asiatique. Cette dernière agit davantage par des effets de prix que par des effets de volume, indiquait récemment la Société Générale. De nombreux experts considèrent de toute façon que le marché dispose de deux moteurs puissants qui ne risquent pas de se gripper: la croissance économique et l’absence d’inflation qui évacue toutes les craintes de remontée des taux d’intérêt. Cette semaine, la Bundesbank et la Banque de France n’ont pas modifié leur politique monétaire. Les résultats des sociétés pour 1997, souvent meilleurs que prévu et les perspectives pour 1998 très encourageantes dans la plupart des cas contribuent également à la bonne fortune du marché. Les sociétés vont distribuer cette année des dividendes pour un montant record de 80 milliards de francs. Malgré la flambée des cours, pour de nombreux analystes, la bourse n’est pas surévaluée en raison du niveau très bas des taux à long terme. Les taux d’intérêt ont suffisamment baissé pour justifier pleinement le niveau actuel des actions, écrivait cette semaine la Société Générale. «Les mauvaises nouvelles (35 heures et hausses d’impôt) sont désormais intégrées et les impulsions politiques vont plutôt dans le sens souhaité par le marché: modernisation de la bourse avec la loi sur les rachats d’actions, réforme des gestions des groupes bancaires étatiques et fin des noyaux durs», poursuivait la Société Générale. Deux petites baisses lundi et vendredi, respectivement de 0,26% et 0,10%, ont encadré trois records successifs. Mardi la cote progressait de 1,99%, mercredi de 0,19% et jeudi le CAC 40 en hausse de 1,35%, inscrivait son 28e record de l’année. (AFP)
A l’issue d’une semaine encore très brillante avec trois records consécutifs, le pari de voir la bourse de Paris franchir très prochainement le cap des 4.000 points est peu risqué, ce niveau historique ayant été quasiment frôlé vendredi. Dans un climat toujours exceptionnel, l’indice CAC 40 a encore gagné 3,2% en huit jours pour finir à 3.932,02 points. Depuis le début de l’année, la hausse atteint à présent 31,11%, dépassant ainsi les gains enregistrés durant toute l’année 1997 (+29,5%) après plus de 23% en 1996. Depuis le début de la vague haussière le 24 octobre 1995, les valeurs françaises ont progressé de 128%. La bourse de Paris n’était pas la seule à conquérir des sommets ces derniers jours: Wall Street qui au début de 1987 valait 2.000 points a franchi vendredi la barre des 9.000 points....