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Actualités - Chronologie

Inéligible pour deux ans, Jean-Marie le Pen fait appel de sa condamnation

Le président du Front national d’extrême-droite française, Jean-Marie Le Pen, a annoncé vendredi qu’il fera appel du jugement l’ayant condamné la veille à deux ans d’inéligibilité, à la suite d’incidents lors de la campagne pour les élections législatives au printemps 1997. Cette condamnation, assortie d’une peine de trois mois de prison avec sursis et d’une amende de 20.000 FF (3.000 dollars) par le tribunal de Versailles (banlieue ouest de Paris), risquait de lui faire perdre ses mandats de député européen et de conseiller régional en Provence Côte-d’Azur. L’appel, interjeté par le chef de l’extrême-droite, aura un effet suspensif, ce qui permettra à Jean-Marie Le Pen de garder ses deux mandats d’élu au moins provisoirement. En cas de confirmation du jugement, il aura encore la possibilité de se pourvoir devant la plus haute instance judiciaire française, la Cour de cassation, dont les décisions prennent généralement beaucoup de temps. Il devrait donc être en mesure quoi qu’il arrive de se représenter aux prochaines élections européennes prévues en juin 1999. «La condamnation qui vise essentiellement à me priver des mandats que m’a donnés le peuple et m’empêcher d’être candidat est une infamie politicienne», a déclaré M. Le Pen lors d’une conférence de presse. L’un des dirigeants du FN, Yves Le Gallou, avait fait valoir jeudi que priver M. Le Pen de droits civiques pendant deux ans revenait «à priver du droit de vote 16% des Français». Le FN recueille sur son nom environ 15% de l’électorat depuis quelques années. Selon certains analystes, une confirmation de la condamnation frappant M. Le Pen devant des instances judiciaires supérieures pourrait aiguiser la lutte sourde qui l’oppose depuis deux ans à son adjoint Bruno Mégret, pour le contrôle du FN. Ce dernier avait lors des récentes élections régionales réussi à faire accepter par le bureau politique du FN une stratégie de la main tendue à la droite modérée, qui a provoqué un véritable séisme politique en France en accentuant les divisions de la droite et en provoquant l’éclatement de l’un de ses deux principaux partis, l’UDF. Le président du FN était accusé d’avoir agressé la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal, aux élections législatives à Mantes-la-Jolie dans la région parisienne, où il était venu appuyer sa fille, Marie-Caroline, candidate du FN dans la même circonscription. Mme Peulvast-Bergeal avait été sévèrement bousculée par M. Le Pen, un ancien lieutenant parachutiste et avait subi des ecchymoses lors de l’incident. La candidate socialiste avait été élue quelques semaines plus tard. L’incident, qui avait été filmé par des équipes de télévision, avait reçu un très large écho et entraîné une plainte de Mme Peulvast-Bergeal contre M. Le Pen. (AFP)
Le président du Front national d’extrême-droite française, Jean-Marie Le Pen, a annoncé vendredi qu’il fera appel du jugement l’ayant condamné la veille à deux ans d’inéligibilité, à la suite d’incidents lors de la campagne pour les élections législatives au printemps 1997. Cette condamnation, assortie d’une peine de trois mois de prison avec sursis et d’une amende de 20.000 FF (3.000 dollars) par le tribunal de Versailles (banlieue ouest de Paris), risquait de lui faire perdre ses mandats de député européen et de conseiller régional en Provence Côte-d’Azur. L’appel, interjeté par le chef de l’extrême-droite, aura un effet suspensif, ce qui permettra à Jean-Marie Le Pen de garder ses deux mandats d’élu au moins provisoirement. En cas de confirmation du jugement, il aura encore la possibilité de...