Le gouvernement interdit aux hôpitaux la prise en gage des cadavres
le 04 avril 1998 à 00h00
Le ministre égyptien de la Santé Ismaïl Sallam a interdit aux hôpitaux privés de garder en gage les cadavres des patients pour contraindre les familles à payer les soins prodigués avant la mort, a déclaré un porte-parole du ministère au Caire. «Le ministre a promulgué un décret interdisant à tous les hôpitaux privés de retenir les corps des malades décédés dans leur établissement ou d’utiliser le décès pour obliger la famille à payer les frais d’hospitalisation», a ajouté le porte-parole, Mme Samia Abdel Ghaffar. Seuls les hôpitaux privés en Egypte sont concernés par cette mesure, les soins en centre hospitalier public étant gratuits. Selon le porte-parole, cette décision destinée à mettre un terme à une pratique «inhumaine» a été prise «à la suite d’innombrables plaintes et visites de familles dont les corps des proches étaient retenus par des hôpitaux». L’islam considère l’inhumation rapide des dépouilles comme un signe de respect au défunt. La décision du ministre interdit également «le renvoi du malade avant qu’il ait reçu son traitement». Les hôpitaux procèdent à des règlements périodiques des frais et renvoient le malade s’il est incapable de payer, quel que soit son état de santé. Les hôpitaux publics et privés devront désormais accepter «toutes les urgences et informer les malades du prix global du traitement et de séjour à l’hôpital», souligne la responsable. «Les hôpitaux qui enfreindront ces décisions seront passibles de sévères sanctions pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement et l’ouverture d’une instruction par le Parquet général», a ajouté Mme Abdel Ghaffar. Selon des statistiques officielles, l’Egypte compte 20 lits pour 10.000 habitants, dont les 3/5es sont publics. (AFP)
Le ministre égyptien de la Santé Ismaïl Sallam a interdit aux hôpitaux privés de garder en gage les cadavres des patients pour contraindre les familles à payer les soins prodigués avant la mort, a déclaré un porte-parole du ministère au Caire. «Le ministre a promulgué un décret interdisant à tous les hôpitaux privés de retenir les corps des malades décédés dans leur établissement ou d’utiliser le décès pour obliger la famille à payer les frais d’hospitalisation», a ajouté le porte-parole, Mme Samia Abdel Ghaffar. Seuls les hôpitaux privés en Egypte sont concernés par cette mesure, les soins en centre hospitalier public étant gratuits. Selon le porte-parole, cette décision destinée à mettre un terme à une pratique «inhumaine» a été prise «à la suite d’innombrables plaintes et visites de...
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