Les négociations en vue d’un accord entre Elf-Aquitaine et l’Iran pour le développement du champ de Dorood sont très avancées, seul l’aspect commercial du contrat restant à finaliser, selon le directeur général adjoint du groupe pétrolier français, Joël Bouchaud. «Les négociations techniques ont abouti, ce sont maintenant les questions commerciales qui retardent encore la signature du contrat», a précisé M. Bouchaud, responsable de l’exploration production d’Elf pour l’Iran, la CEI et l’Amérique latine, lors d’un voyage de presse en Azerbaïdjan. Elf-Aquitaine négocie pour le développement du gisement pétrolier off-shore de Dorood, au large de l’île de Kharg, dans lequel il pourrait être associé avec l’italien AGIP. Ce champ est en production depuis 1964. Celle-ci, en perte de vitesse, est d’environ 100.000 barils/ jour. «Nous prévoyons d’augmenter le coefficient de récupération et de doubler la production du champ» a précisé M. Bouchaud. Il a indiqué que l’investissement total prévu était de 600 millions de dollars. Le contrat négocié est un «buy back», la compagnie se remboursant en pétrole brut. «Il est très important pour Elf de revenir en Iran à un moment où le pays s’ouvre aux compagnies étrangères et va être réintégré sur la scène internationale», a souligné M. Bouchaud. Le groupe pétrolier français avait découvert, dans les années 70, les champs de Sirri et Kangan en Iran. Pour Elf, ce contrat, même s’il n’est pas extraordinaire, est un moyen de reprendre pied dans le pays en espérant obtenir des contrats de partage de production plus avantageux. Six mois après l’accord conclu en Iran par Total et ses partenaires russes et malaisiens pour le champ de Pars-Sud, Elf-Aquitaine s’apprête, à son tour, à signer. Il semble que l’aspect politique d’une telle opération ne soit plus dissuasif pour le premier pétrolier français. Ce contrat tomberait cependant toujours sous le coup de la loi américaine dite d’Amato, qui interdit les investissements en Iran. Mais l’Etat français et les autorités européennes estiment que cette législation américaine ne s’applique pas aux sociétés européennes et ont soutenu Total qui a, le premier, brisé l’interdit. Embarrassé par l’attitude des Européens et par la pression de ses propres compagnies qui s’estiment lésées par cette politique, Washington n’a pas encore pris de sanctions contre Total et ses partenaires. Elf est cependant plus exposé que Total à d’éventuelles sanctions américaines à travers ses filiales outre-Atlantique. (AFP)
Les négociations en vue d’un accord entre Elf-Aquitaine et l’Iran pour le développement du champ de Dorood sont très avancées, seul l’aspect commercial du contrat restant à finaliser, selon le directeur général adjoint du groupe pétrolier français, Joël Bouchaud. «Les négociations techniques ont abouti, ce sont maintenant les questions commerciales qui retardent encore la signature du contrat», a précisé M. Bouchaud, responsable de l’exploration production d’Elf pour l’Iran, la CEI et l’Amérique latine, lors d’un voyage de presse en Azerbaïdjan. Elf-Aquitaine négocie pour le développement du gisement pétrolier off-shore de Dorood, au large de l’île de Kharg, dans lequel il pourrait être associé avec l’italien AGIP. Ce champ est en production depuis 1964. Celle-ci, en perte de vitesse, est...
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