Le chantier du train à grande vitesse que la Chine souhaite construire sur les 1.300 kilomètres séparant Pékin de Shanghai devrait débuter en l’an 2.000, a annoncé mercredi le ministère chinois des Chemins de fer. Shen Zhijie, directeur du Bureau de recherches sur le train à grande vitesse au ministère, a déclaré à l’agence Chine nouvelle qu’il s’agira d’une ligne électrifiée à deux voies sur laquelle circuleront des trains allant à plus de 250 km/h. L’investissement total de ce projet est estimé à 100 milliards de yuans (12 milliards de dollars), a précisé M. Shen. «Les fonds chinois constitueront la principale source de financement pour construire la ligne, a-t-il ajouté. Mais comme elle devrait générer de bons profits, nous envisageons de recourir également à des capitaux étrangers et sommes désireux d’engager une coopération technique avec l’étranger». La Chine a commencé les recherches sur la faisabilité du projet à la fin de 1994 et a depuis engagé des discussions avec des constructeurs japonais, allemands, français, espagnols et italiens. M. Shen a indiqué qu’il sera nécessaire de construire la ligne section par section. «Quand l’une sera achevée et mise en service, l’expérience qui en aura été retirée sera appliquée à la construction de la suivante», a-t-il dit. Selon un ingénieur en chef du Bureau des chemins de fer de Shanghai, cité mercredi par le «China Daily», la première phase couvrira la portion de 300 kilomètres qui sépare Shanghai et Nankin. «Si des fonds adéquats sont disponibles, a-t-il ajouté, les travaux sur la portion entre Pékin et Tianjin (130 kilomètres) pourront débuter au même moment». La future ligne traversera quatre provinces de l’est et du nord de la Chine (Hebei, Shandong, Anhui et Jiangsu), avec une densité de population très élevée (26,6% de la population totale). Elle devrait être achevée en l’espace de dix ans. Incertitude Une incertitude pèse encore sur la vitesse définitive qui sera retenue pour le futur train. Prévue à l’origine à 250 km/h, elle aurait été fixée désormais à 300 km/h, selon des sources bien informées, ce qui devrait permettre de réduire la durée du parcours pour les voyageurs de 17 à 6 heures. Les trains chinois ne dépassent pas actuellement les 160 km/h. «Si la Chine choisit une vitesse de 250 km/h, il y aura évidemment davantage de concurrents étrangers sur le marché, a commenté un expert occidental. Les Chinois se disent peut-être qu’à cette vitesse, les technologies sont moins sophistiquées et qu’ils pourront donc localiser plus rapidement la production. Mais c’est un mauvais calcul à long terme car à 250 km/h, le train sera mal positionné pour concurrencer l’avion et le projet risque de ne pas être rentable», a-t-il souligné. Les principaux concurrents en lice sont le train japonais Shinkansen, l’allemand ICE (Siemens) et le français TGV (GEC-Alsthom). Ces deux derniers constructeurs ont cependant formé une alliance au sein du consortium Eurotrain pour faire face à la concurrence en Asie. Les Espagnols ont construit eux-mêmes leur train à grande vitesse en achetant du matériel roulant français et du matériel de signalisation allemand. Les Italiens, eux, ont un train ETR, qui ne roule toutefois qu’à un peu plus de 200 km/h. Selon les spécialistes, seul le TGV français et le nouveau train japonais Nozoni 500 roulent à 300 km/h. Mais la France est pratiquement le seul pays à avoir exporté sa technologie (AFP).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le chantier du train à grande vitesse que la Chine souhaite construire sur les 1.300 kilomètres séparant Pékin de Shanghai devrait débuter en l’an 2.000, a annoncé mercredi le ministère chinois des Chemins de fer. Shen Zhijie, directeur du Bureau de recherches sur le train à grande vitesse au ministère, a déclaré à l’agence Chine nouvelle qu’il s’agira d’une ligne électrifiée à deux voies sur laquelle circuleront des trains allant à plus de 250 km/h. L’investissement total de ce projet est estimé à 100 milliards de yuans (12 milliards de dollars), a précisé M. Shen. «Les fonds chinois constitueront la principale source de financement pour construire la ligne, a-t-il ajouté. Mais comme elle devrait générer de bons profits, nous envisageons de recourir également à des capitaux étrangers et sommes...