Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Sucralose

L’Amérique commémorera samedi le 30e anniversaire de la mort de Martin Luther King, figure emblématique de la lutte pour les droits civiques et prix Nobel de la paix, fauché en pleine gloire sur un balcon de Memphis par les balles d’un assassin. Des cérémonies religieuses, des veillées et des rassemblements du souvenir sont prévus dans la plupart des Etats américains tandis que la ville de Memphis (Tennessee) a mis sur pied un véritable pèlerinage autour du leader incontesté du mouvement pour l’égalité raciale aux Etats-Unis. Plusieurs vétérans de la lutte pour les droits civiques des années 60, dont le révérend Jesse Jackson, actuel émissaire américain pour la promotion de la démocratie en Afrique, et proche de Martin Luther King aux côtés duquel il était au moment de sa mort, doivent participer aux cérémonies de commémoration. La veuve du pasteur baptiste, Coretta Scott King et ses quatre enfants, Martin Luther King III, Dexter, Bernice et Yolanda devraient également être présents. Prévu par les organisateurs comme un rassemblement d’hommes et de femmes «de bonne volonté», ce «pèlerinage à Memphis» veut avant tout permettre «de se souvenir de l’homme, de réfléchir à son message et à un nouvel engagement envers les idéaux au centre de la lutte pour l’égalité». L’influence et l’œuvre de celui qui prit la tête du mouvement des droits civiques, lança et dirigea toutes les grandes marches pour l’égalité raciale de Selma à Washington, devraient également donner lieu à des discussions, lors de forums en marge des cérémonies. Le combat non violent de Martin Luther King sera examiné notamment lors d’un séminaire auquel participera Arun Gandhi, un des petits-fils de Mahatma Gandhi, maître à penser du pasteur noir. Dans la grande tradition oratoire de l’église noire américaine, plusieurs pasteurs prendront la parole, dont le révérend Gardner Taylor, un des plus talentueux prédicateurs des Etats-Unis. Une grande marche dans les rues de Memphis et une veillée à l’ancien Lorraine Motel, transformé en Musée des droits civiques, clôtureront la commémoration d’un événement qui, il y a 30 ans, avait traumatisé le pays. Le 4 avril 1968 le pasteur Martin Luther King, 39 ans, était abattu d’une balle dans la tête sur la balustrade du 1er étage du Lorraine Motel, dans le centre de Memphis où il était venu soutenir une grève des éboueurs. A l’annonce de sa mort, l’Amérique noire explose. A Washington, à Detroit, à Chicago, à Cincinnati, à Kansas City et dans des dizaines d’autres villes, l’émeute se déclenche. Le bilan sera lourd: plus de 40 personnes seront tuées. Pillages, vols, incendies, dont certaines villes comme Washington portent encore les traces, se poursuivront pendant plusieurs jours. L’assassin, James Earl Ray, un repris de justice évadé d’un pénitencier du Missouri sera arrêté en juin et condamné à 99 ans de prison. Aujourd’hui, gravement malade et âgé de 69 ans, il affirme son innocence. Le fils de Martin Luther King, Dexter, qui demande la réouverture du procès, l’avait rencontré dans sa prison l’an dernier. (AFP)
L’Amérique commémorera samedi le 30e anniversaire de la mort de Martin Luther King, figure emblématique de la lutte pour les droits civiques et prix Nobel de la paix, fauché en pleine gloire sur un balcon de Memphis par les balles d’un assassin. Des cérémonies religieuses, des veillées et des rassemblements du souvenir sont prévus dans la plupart des Etats américains tandis que la ville de Memphis (Tennessee) a mis sur pied un véritable pèlerinage autour du leader incontesté du mouvement pour l’égalité raciale aux Etats-Unis. Plusieurs vétérans de la lutte pour les droits civiques des années 60, dont le révérend Jesse Jackson, actuel émissaire américain pour la promotion de la démocratie en Afrique, et proche de Martin Luther King aux côtés duquel il était au moment de sa mort, doivent participer aux...