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Actualités - Chronologie

Irak : nouvelle inspection inopinée de trois palais

Les experts des Nations Unies et les diplomates sont retournés inopinément dans trois palais présidentiels en Irak pour terminer les inspections qu’ils avaient entreprises, a annoncé mercredi leur chef. Ces visites complémentaires ont été effectuées mardi au palais de Radwaniyah (15 kilomètres à l’ouest de Bagdad), de Mossoul et de Tikrit, dans le nord du pays, pour terminer les relevés, a indiqué le diplomate, Jayantha Dhanapala, chef du «groupe spécial» chargé de ces inspections de sites présidentiels. Entamées jeudi, les inspections des huit sites dont l’ensemble couvre 31,5 kilomètres carrés et sont composés de 1.080 bâtiments devaient se terminer «dans les deux prochains jours», selon le diplomate sri lankais. Il reste encore à visiter le palais de la République et celui de Sojoud, tous deux à Bagdad. Les visites complémentaires, «qui se sont déroulées sans accroc avec la coopération des autorités irakiennes», étaient destinées à «clarifier des problèmes», a déclaré M. Dhanapala aux journalistes. «Parfois, il n’est pas possible de terminer tout le programme de travail que les experts se sont assignés, a-t-il expliqué. Par exemple, un jour il y a eu beaucoup de pluies sur un site, ce qui a ralenti le travail». Alors que les membres du groupe spécial observent le black-out sur les résultats des inspections, M. Dhanapala a indiqué que l’objectif des visites était d’avoir une «base de données précises» sur ces sites. Les experts voulaient faire un relevé, ils ont pu utiliser de l’équipement et des hélicoptères, «cet objectif a été atteint», a-t-il déclaré. Butler se félicite L’inspection de sites présidentiels par les experts en désarmement des Nations Unies a été au centre d’une crise de quatre mois, désamorcée le 23 février par un accord conclu entre l’Irak et le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient menacé l’Irak de représailles militaires s’il n’ouvrait pas ses palais à l’UNSCOM. L’accord définit de nouvelles modalités d’inspection qui tiennent compte de la souveraineté de l’Irak lors des visites de ces sites, jusque-là fermés aux inspections de l’ONU. Le groupe spécial, créé aux termes de cet accord, comprend des experts de la commission spéciale (UNSCOM) pour le désarmement de l’Irak, de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et des diplomates. Entre-temps, dans un rapport au Conseil de Sécurité sur sa récente mission à Bagdad, le chef des inspecteurs de l’ONU, Richard Butler, s’est félicité du «nouvel esprit de coopération» avec l’Irak et annoncé la tenue, fin avril et début mai, de deux nouvelles réunions d’évaluation technique (TEM) consacrées au gaz neurotoxique XV et aux ogives spéciales. Il souligne cependant dans son rapport qu’aussi bien dans le domaine des ogives non conventionnelles de missiles que dans le domaine des armes chimiques, il reste encore de nombreuses incertitudes sur l’armement irakien. Des réunions d’évaluation technique consacrées aux ogives et à l’agent de guerre chimique VX s’étaient tenues début février à Bagdad. Une troisième TEM, consacrée aux armes biologiques, s’est achevée lundi soir à Vienne. Ces réunions, auxquelles participent des experts des cinq pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Chine) et d’Allemagne, avec ceux de l’UNSCOM et de l’Irak, ont été réclamées par Bagdad qui a mis en cause l’impartialité de la Commission spéciale. L’embargo pétrolier qui frappe l’Irak depuis 1990 ne peut être levé avant que l’UNSCOM certifie que ce pays ne possède plus d’armes chimiques, biologiques ou nucléaires, ni de missiles de plus de 150 kilomètres de portée. (AFP)
Les experts des Nations Unies et les diplomates sont retournés inopinément dans trois palais présidentiels en Irak pour terminer les inspections qu’ils avaient entreprises, a annoncé mercredi leur chef. Ces visites complémentaires ont été effectuées mardi au palais de Radwaniyah (15 kilomètres à l’ouest de Bagdad), de Mossoul et de Tikrit, dans le nord du pays, pour terminer les relevés, a indiqué le diplomate, Jayantha Dhanapala, chef du «groupe spécial» chargé de ces inspections de sites présidentiels. Entamées jeudi, les inspections des huit sites dont l’ensemble couvre 31,5 kilomètres carrés et sont composés de 1.080 bâtiments devaient se terminer «dans les deux prochains jours», selon le diplomate sri lankais. Il reste encore à visiter le palais de la République et celui de Sojoud, tous deux à...