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Actualités - Reportage

La physionomie des marchés Dollar toujours offert à Beyrouth

Le marché des changes de Beyrouth est resté dominé en ce début de semaine par l’action de la Banque du Liban (BDL), toujours soucieuse de reconstituer ses réserves en devises sans pour autant compromettre la stabilité monétaire. Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1502,00 LL à l’achat et 1515,00 LL à la vente, est parvenue à faire clôturer le dollar au taux moyen indicatif de 1508,50 LL, comme depuis le milieu du mois dernier. Mais, compte tenu de l’abondance de l’offre du billet vert, les établissements de crédit de la place ont continué de le négocier sur le marché interbancaire au bas de la fourchette d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle, en l’absence d’intérêts particuliers à la demande. Il est resté, en effet, confiné toute la journée d’hier entre 1501,75 et 1502,25 LL, dans un volume d’affaires ne dépassant pas quelque quinze millions de dollars, en grande partie achetés par la BDL à 1502,00 LL, à en croire les milieux cambistes de la place. Coup d’arrêt à la baisse du dollar à l’étranger A l’étranger, et après un net repli dans la matinée en Europe, le dollar s’est légèrement ressaisi à New York face aux devises européennes mais il demeurait sous pression contre le yen soutenu par une bonne performance de la Bourse de Tokyo. Face au deutsche mark, le dollar a finalement peu bougé, continuant à varier dans des marges étroites, soutenu d’un côté par des spéculations sur une éventuelle baisse des taux d’intérêt allemands mais déprimé d’un autre côté par l’inquiétude persistante des investisseurs vis-à-vis de la situation au Brésil. Ceux-ci craignent toujours que les récentes mesures budgétaires prises par le gouvernement de la première économie d’Amérique latine ne soient pas adoptées par le Congrès brésilien. De plus, le dollar a pâti aussi des craintes d’un nouvel assouplissement du crédit aux Etats-Unis à l’approche de la réunion du comité de l’open market de la Réserve fédérale (Fed) prévue pour le 17 novembre. Ce sentiment a été renforcé par la publication d’un recul de l’indice d’activité établi par le groupement des directeurs d’achats des principaux groupes manufacturiers américains (NAPM) de 49,40 points en septembre à 48,30 points le mois dernier, pendant que les revenus personnels des Américains n’auraient augmenté que de 0,2 % en septembre contre 0,4 % en août. Sur la parité dollar/yen, on a assisté, hier, à une continuation du mouvement de repositionnement qui a eu lieu la semaine dernière, certains opérateurs ayant massivement investi en dollar au détriment du yen ces derniers mois, dénouant progressivement leurs positions au profit de la devise nippone. Enfin, le dollar a trouvé appui vis-à-vis du sterling qui est resté sous pression à l’approche de la réunion mensuelle de la Banque d’Angleterre. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est un peu ressaisi sauf contre le yen, se négociant à New York comme suit : – 1,6640 pour un sterling contre 1,6740, vendredi dernier. – 1,6525 DM contre 1,6550. – 5,5421 FF contre 5,5485. – 1,3495 FS contre 1,3510. – 1634,25 lires contre 1636,50. – 114,75 yen contre 116,15. Bourse de Beyrouth : en baisse Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est ressentie en ce début de semaine de la baisse des actions «A» de Solidere et de celle de la Banque Libanaise pour le Commerce dans une proportion plus grande que la hausse des actions de Lebanon Holdings sur le marché parallèle. En effet, l’indice général LISPI a diminué de 0,33 % à 87,39 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 0,44 % à 193,31 points. Quant à l’activité de la cote, elle a été étoffée par la négociation hors Bourse de 50 000 actions de la Bank of Beirut à 7 3/16 dollars, pour totaliser 92 570 actions d’une valeur globale de 768 186 dollars. Wall Street : accentuation de la hausse A Wall Street, la cote américaine a accélérait son mouvement ascensionnel entamé à la fin de la semaine dernière, grâce à l’optimisme des opérateurs quant à une possible réduction des taux d’intérêt américains à la mi-novembre. Cette perspective a été relancée par la publication, hier, d’un recul de l’indice d’activité de la NAPM, et d’une augmentation de 0,2 % en septembre des revenus personnels des Américains et de 0,5 % de leurs dépenses à la consommation. De plus, les investisseurs ont retrouvé confiance dans les placements en actifs américains, après les gains enregistrés, vendredi dernier, par les secteurs de la haute technologie, éclipsant la baisse de Citicorp à la suite de la démission de son directeur général Jamie Dimon et à l’abaissement de la note du titre par les analystes. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a rebondi hier, pour atteindre un plus haut à 8 742,97 points, avant d’afficher en préclôture 8 617,74 points, en hausse de 125,64 points sur vendredi dernier. Paris : regain d’optimisme La Bourse a terminé en nette hausse lundi, en deçà de ses plus hauts en raison de prises de bénéfices en fin de séance mais au-dessus du seuil des 3 550 pts sur lequel elle a buté à deux reprises la semaine dernière. Le CAC 40 a gagné 1,32 % à 3 569,60 pts et le future CAC novembre a terminé à 3 574. Signe encourageant, les transactions se sont étoffées (11,6 mds dont 9,8 mds sur le seul CAC). «Tant que le dollar et Wall Street resteront à ces niveaux, nous n’aurons rien à craindre et nous devrions terminer l’année vers 3 700-800 pts», a commenté un trader d’une société de Bourse américaine. Les intervenants font néanmoins part de la grande prudence des gérants, soucieux de ne pas prendre le moindre risque avant la fin de l’année compte tenu de leurs récents déboires. Deux secteurs ont particulièrement bénéficié de la recherche par les investisseurs de valeurs jugées désormais bon marché compte tenu de la stabilisation du contexte international (plan de sauvetage du système bancaire japonais, aide du FMI au Brésil): les financières et les équipementiers automobiles. Londres : hausse d’espoir La Bourse de Londres a terminé en forte hausse lundi, en raison d’espoirs renouvelés d’une baisse cette semaine des taux d’intérêt britanniques. A la clôture, l’indice Footsie des cent principales valeurs gagnait 87,1 points à 5 525,5 points, soit une hausse de 1,6%. Durant la journée, le Footsie avait même atteint les 5 564,4 points mais des prises de bénéfices ont finalement limité sa hausse. Le volume des transactions est resté étroit, à quelque 637,1 millions d’actions. Sur le Liffe, le contrat décembre sur le Footsie a terminé la journée à 5 560 contre 5 475 vendredi à la clôture. Les investisseurs espèrent une baisse, allant peut-être jusqu’à un demi-point, du taux d’intérêt britannique lors de la réunion mensuelle du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre mercredi et jeudi. Parmi les valeurs du Footsie, 72 ont fini en hausse et 26 en baisse. Le rendement de l’emprunt d’État à 10 ans s’établissait en fin de journée à 4,814 % contre 4,960 % vendredi soir. L’écart de rendement avec le bund correspondant était de 64,4 points de base contre 83. Francfort : poursuite de la hausse La Bourse de Francfort a poursuivi calmement son chemin ascendant lundi, gagnant 1,52 % par rapport à vendredi, à la faveur d’un dollar stable conjugué aux gains de Tokyo et de New York, selon des courtiers. L’indice DAX a clôturé à 4 762,47 points sur le marché électronique Xetra, qui brasse environ les deux tiers des transactions effectuées à Francfort. L’indice vedette a testé le seuil de résistance de 4 800 points, dépassé légèrement en cours de séance, avant de se replier. Sur le marché à la criée, le DAX des trente valeurs vedettes a terminé à 4 761,15 points, en hausse de 1,92 %. «Les volumes sont minces, mais le marché a meilleure mine après les annonces du G7 sur ses projets pour combattre les crises financières. Les choses sont à présent plus transparentes dans ce domaine», a estimé un courtier. La faiblesse des ordres n’est pas interprétée négativement par les courtiers. «Après les temps turbulents que nous avons vécus, le calme qui s’est installé la semaine dernière est un changement agréable pour les opérateurs», a confié un courtier francfortois. Le maintien du dollar au-dessus de 1,65 DM a soutenu les très nombreuses valeurs exportatrices comprises dans le DAX. Tokyo : en forte reprise La Bourse de Tokyo a bien commencé la semaine en terminant en hausse de plus de 2,5 % lundi, à la faveur de la progression des valeurs bancaires, soutenues par des rumeurs de fusion dans le secteur. La hausse de Wall Street vendredi (+1,14 %) a également joué en faveur du marché. Le volume des échanges est néanmoins resté relativement peu étoffé, à la veille d’un jour férié au Japon. L’indice Nikkeï a pris 388,24 points, soit 2,86 %, à 13 952,75. Le contrat décembre sur indice a avancé de 450 points à 14 000. «Une alliance entre plusieurs banques serait un grand pas de fait en direction d’une restructuration de l’ensemble du secteur», a expliqué Yasuo Ueki (Nikko Securities). Une fusion entre Fuji et DKB, évoquée vendredi par le Nihon Keizai Shimbun, renforcerait l’assise financière des établissements bancaires.
Le marché des changes de Beyrouth est resté dominé en ce début de semaine par l’action de la Banque du Liban (BDL), toujours soucieuse de reconstituer ses réserves en devises sans pour autant compromettre la stabilité monétaire. Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1502,00 LL à l’achat et 1515,00 LL à la vente, est parvenue à faire clôturer le dollar au taux moyen indicatif de 1508,50 LL, comme depuis le milieu du mois dernier. Mais, compte tenu de l’abondance de l’offre du billet vert, les établissements de crédit de la place ont continué de le négocier sur le marché interbancaire au bas de la fourchette d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle, en l’absence d’intérêts particuliers à la demande. Il est resté, en effet, confiné toute la journée...