Cinéma - Journées de Carthage Un Tanit pour vivre en Algérie
le 02 novembre 1998 à 00h00
Vivre au paradis, première œuvre de l’Algérien Boualem Guerdjou, a obtenu le Tanit d’or de la 17e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), distinction suprême de ce festival du cinéma arabo-africain qui s’est achevé samedi soir à Tunis. Le film raconte l’histoire de Lakdar, un immigré ouvrier du bâtiment installé dans le bidonville de Nanterre, en France, en pleine guerre d’Algérie dans les années 1961-62. C’est Nora, l’épouse venue d’une oasis du Sud algérien «au paradis» de la France qui sauvera la famille de la dérive et de la folie du bidonville. Les critiques de cinéma ont applaudi l’œuvre du jeune Boualem Guerdjou, qui fait son baptême de feu à Carthage en se plaçant dans la lignée des cinéastes algériens nés de la première vague de l’immigration en France. Le film consacre l’existence d’un cinéma franco-algérien de qualité récompensé pour la deuxième fois consécutive à Carthage après Salut cousin de Merzak Allouache, Tanit d’or de l’édition précédente des JCC en 1996. Boualem Guerdjou a tenu à dédier son succès «à tous les immigrés du monde» en recevant son trophée des mains du ministre tunisien de la Culture. Le Tanit d’argent a été décerné au long métrage à La sueur des palmiers de Radhouane Al Kachef, un disciple du cinéaste égyptien Youssef Chahine. Le film, deuxième long métrage d’Al Kachef, promet d’être un succès populaire pour son action et son atmosphère à la fois poétique et sensuelle. Le Tanit de bronze de Carthage est allé à un film d’Afrique noire: il s’agit de Faraw! une mère des sables du Malien Abdoulaye Ascofare racontant le combat pour la survie et dignité de Zamiatou, une femme du pays Songhai au nord-est du Mali qui refuse la prostitution de sa fille malgré la misère et l’impotence. Ce film a également obtenu un prix parallèle, celui de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). «West Beyrouth» primé Le jury international présidé par John Badenhorst (Afrique du Sud) a également décerné le prix de la Première œuvre à «West Beyrouth» de Ziad Doueiri pour «la force esthétique» avec laquelle le réalisateur a raconté l’énergie, la liberté et la joie secrète des jeunes à traverser la tragédie de la guerre du Liban. Le prix spécial du jury a été accordé pour la «pertinence de son propos» à La vie sur terredu Mauritanien Abderrahmane Sissako, une autre première œuvre récompensé par le festival de Carthage qui se donne pour vocation de promouvoir les jeunes talents. Le prix de la meilleure interprétation féminine a été attribué à la Tunisienne Amel Hedhili pour son rôle dans le film Bent Familia de Nouri Bouzid sorti l’an dernier à Tunis et en Europe. Le Congolais Gérard Essomba a été choisi meilleur acteur dans Pièces d’identité de Mwezé Ngangura.
Vivre au paradis, première œuvre de l’Algérien Boualem Guerdjou, a obtenu le Tanit d’or de la 17e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), distinction suprême de ce festival du cinéma arabo-africain qui s’est achevé samedi soir à Tunis. Le film raconte l’histoire de Lakdar, un immigré ouvrier du bâtiment installé dans le bidonville de Nanterre, en France, en pleine guerre d’Algérie dans les années 1961-62. C’est Nora, l’épouse venue d’une oasis du Sud algérien «au paradis» de la France qui sauvera la famille de la dérive et de la folie du bidonville. Les critiques de cinéma ont applaudi l’œuvre du jeune Boualem Guerdjou, qui fait son baptême de feu à Carthage en se plaçant dans la lignée des cinéastes algériens nés de la première vague de l’immigration en France. Le...
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