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Actualités - Chronologie

Vatican Jean-Paul II demande aux historiens une reconstitution de l'Inquisition

Jean-Paul II a demandé samedi aux historiens une «reconstitution la plus précise possible» de l’Inquisition, tenant compte du «contexte de l’époque», afin de permettre à l’Église de demander pardon en pleine connaissance de cause pour cette période. La commission d’historiens et de théologiens chargée de préparer le Jubilé de l’an 2000 «a estimé à juste titre qu’elle ne pouvait réfléchir de manière adéquate au phénomène de l’Inquisition sans avoir d’abord écouté les avis d’experts des sciences historiques dont la compétence serait universellement reconnue», a déclaré le pape. L’Inquisition «appartient à une phase très troublée de l’histoire de l’Église, sur laquelle j’ai déjà appelé les chrétiens à réfléchir avec un état d’esprit sincère», a-t-il ajouté, lors d’un discours prononcé devant des historiens réunis au Vatican. Le pape a rappelé ce qu’il avait écrit sur l’Inquisition dans sa Lettre apostolique «Tertio millennio adveniente» («A l’approche du troisième millénaire») sur cet «autre chapitre douloureux, sur lequel les fils de l’Église doivent se pencher avec un esprit ouvert au repentir, qu’a été le consentement durant quelques siècles à des méthodes d’intolérance et même de violence au service de la vérité». «Le magistère de l’Église ne peut certes se proposer d’accomplir l’acte éthique que constitue une demande de pardon, sans s’être d’abord informé avec exactitude de la situation du temps. Elle ne peut non plus s’appuyer sur les images du passé véhiculées par l’opinion, souvent surchargées d’une émotivité passionnelle qui empêche un diagnostic serein et objectif».
Jean-Paul II a demandé samedi aux historiens une «reconstitution la plus précise possible» de l’Inquisition, tenant compte du «contexte de l’époque», afin de permettre à l’Église de demander pardon en pleine connaissance de cause pour cette période. La commission d’historiens et de théologiens chargée de préparer le Jubilé de l’an 2000 «a estimé à juste titre qu’elle ne pouvait réfléchir de manière adéquate au phénomène de l’Inquisition sans avoir d’abord écouté les avis d’experts des sciences historiques dont la compétence serait universellement reconnue», a déclaré le pape. L’Inquisition «appartient à une phase très troublée de l’histoire de l’Église, sur laquelle j’ai déjà appelé les chrétiens à réfléchir avec un état d’esprit sincère», a-t-il ajouté, lors d’un...