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Actualités - Chronologie

Climat Bras de fer américano-européen en perspective sur l'effet de serre

Les représentants de quelque 180 pays signataires de la Convention mondiale sur les changements climatiques se retrouvent lundi à Buenos Aires pour une nouvelle phase de négociations destinées à concrétiser la lutte contre l’effet de serre, comme l’impose le protocole de Kyoto. Prévues du 2 au 13 novembre, les discussions porteront sur les dispositions d’application de l’accord signé en décembre 1997 dans la capitale historique du Japon sur des objectifs moyens de réduction de 5,2% des gaz responsables du réchauffement du climat. Le scénario de Kyoto, celui d’un affrontement pas toujours feutré entre Américains et Européens, risque de se reproduire à Buenos Aires. Des divergences subsistent, en effet, entre les États-Unis et l’Union européenne (UE) sur la façon d’appliquer ce traité. Les deux points de discorde qui vont resurgir à Buenos Aires étaient restés pendants à l’issue des négociations de Kyoto. Le premier porte sur la participation des pays en voie de développement au processus de lutte contre l’effet de serre, alors la convention prévoit, dans un premier temps, des contraintes pour les seuls pays industrialisés. Le second a trait aux «mécanismes de flexibilité», c’est-à-dire l’organisation d’un marché mondial du carbone, avec délivrance de permis internationaux d’émissions de CO2, parallèlement aux réductions des émissions de gaz dans chaque pays, prioritaires dans le protocole. Mi-septembre à Tokyo, une réunion des pays industrialisés a dressé le constat des divergences, mais sans les aggraver. Les États-Unis ont alors rappelé qu’ils souhaitent une «participation significative» des pays en développement à la réduction des émissions, exigence rejetée par l’UE, selon laquelle les pays riches doivent montrer l’exemple. Les mécanismes de flexibilité Les pays en développement se rangent bien sûr à la position européenne, comme ils l’avaient fait à Kyoto. Mais ils se divisent en deux catégories distinctes : les pays en fort développement, déjà très pollueurs (comme la Chine, l’Inde, le Brésil, la Corée ou l’Afrique du Sud) et les pays dont les économies n’ont pas encore décollé, en Afrique, Asie et Amérique latine. Sur les mécanismes de flexibilité, dont le principe a été adopté à Kyoto sans que les règles en soient fixées, les Américains insistent pour qu’ils occupent une place prépondérante. Ce système de permis d’émission (ou permis de polluer) permet à deux ou à plusieurs pays d’échanger des excédents et des déficits d’émissions de gaz afin de respecter les seuils d’émission maximum autorisés. Depuis Kyoto, l’UE a assoupli sa position sur cette question, mais elle demande toujours la mise en œuvre d’un système comportant des règles précises, afin que les efforts de chaque pays puissent être mesurés, assurant la transparence du processus et prévoyant des sanctions pour les contrevenants. Melinda Kimble, qui dirigera la délégation américaine à Buenos Aires, a récemment indiqué à Paris qu’elle ne s’attendait pas à une évolution immédiate de la position des pays en fort développement.
Les représentants de quelque 180 pays signataires de la Convention mondiale sur les changements climatiques se retrouvent lundi à Buenos Aires pour une nouvelle phase de négociations destinées à concrétiser la lutte contre l’effet de serre, comme l’impose le protocole de Kyoto. Prévues du 2 au 13 novembre, les discussions porteront sur les dispositions d’application de l’accord signé en décembre 1997 dans la capitale historique du Japon sur des objectifs moyens de réduction de 5,2% des gaz responsables du réchauffement du climat. Le scénario de Kyoto, celui d’un affrontement pas toujours feutré entre Américains et Européens, risque de se reproduire à Buenos Aires. Des divergences subsistent, en effet, entre les États-Unis et l’Union européenne (UE) sur la façon d’appliquer ce traité. Les deux points...