La publication en Afrique du Sud du rapport de la Commission Vérité et Réconciliation (TRC) a déchaîné les passions politiques alors que cet acte solennel devait marquer une étape de l’exorcisation du passé douloureux de l’apartheid. Mis en cause à des degrés divers par le rapport de la Commission pour des violations des droits de l’homme, la plupart des partis de l’éventail politique du pays, de l’extrême-gauche noire à l’extrême-droite blanche, ont dénoncé la démarche de la TRC. Alors que le rapport demande des poursuites judiciaires pour tous ceux qui soit n’ont pas demandé l’amnistie, soit ne l’obtiendront pas, les partis réclament désormais à l’unisson une amnistie générale. Seule une telle mesure «pourrait contribuer à la réconciliation dans le pays», a dit le parti national (NP, au pouvoir sous l’apartheid) par la voix d’un de ses porte-parole, David Malastsi. Pour le NP, c’est «l’attribution d’une amnistie sélective qui provoque la polarisation». Le dirigeant du parti de la Liberté (FF, nationaliste afrikaner), est du même avis ainsi que le dirigeant du Congrès pan-africain (PAC, Noirs radicaux), Stanley Mogoba. «On ne peut continuer à marcher à reculons vers le futur», a-t-il dit au Star en soulignant qu’il «ne devrait plus y avoir de poursuites judiciaires après le rapport». On est loin des conclusions tranchantes de la TRC qui estime que «le principe d’une amnistie générale sous quelle forme que ce soit doit être refusé». Le seul parti qui se félicite de la démarche de la TRC est le parti démocratique (DP, libéraux) de Tony Leon. Il est vrai que c’est le seul qui n’est pas mis en cause dans le rapport de la TRC.
La publication en Afrique du Sud du rapport de la Commission Vérité et Réconciliation (TRC) a déchaîné les passions politiques alors que cet acte solennel devait marquer une étape de l’exorcisation du passé douloureux de l’apartheid. Mis en cause à des degrés divers par le rapport de la Commission pour des violations des droits de l’homme, la plupart des partis de l’éventail politique du pays, de l’extrême-gauche noire à l’extrême-droite blanche, ont dénoncé la démarche de la TRC. Alors que le rapport demande des poursuites judiciaires pour tous ceux qui soit n’ont pas demandé l’amnistie, soit ne l’obtiendront pas, les partis réclament désormais à l’unisson une amnistie générale. Seule une telle mesure «pourrait contribuer à la réconciliation dans le pays», a dit le parti national (NP, au...
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