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Actualités - Chronologie

La machine remonte le temps Les Komsomols retrouvent une seconde jeunesse

Les Komsomols, jeunesses communistes tombées dans l’oubli après la chute de l’URSS, profitent du retour des «rouges» au gouvernement pour célébrer en grande pompe leur 80e anniversaire, avec pour la première fois la bénédiction des autorités russes. Les téléspectateurs ont eu droit cette semaine à de nombreux reportages sur les festivités organisées avant tout dans les régions de la «ceinture rouge» autour de Moscou, contrôlées par les communistes. Ce mouvement a été créé le 29 octobre 1918, un an après la révolution bolchevique. Des centaines de millions de Soviétiques ont été obligés d’y adhérer pour faire leurs études ou carrière. Les gouverneurs de Krasnodar et de Stavropol (Sud) ont mis en marche la machine à remonter le temps en organisant dans leurs régions des réunions solennelles d’anciens Komsomols avec des chants patriotiques comme à la belle époque. Une exposition de «reliques» des premiers Komsomols — uniformes, cartes de membres tachées de sang, etc. — se tient à Lipetsk (Sud), alors que le gouvernement d’Oudmourtie (Oural) a convoqué un forum des Komsomols de toutes les générations, et organisé un «soubbotnik» (une journée de travail collectif rémunéré inventée par Lénine). À Moscou, où les jeunes communistes ne sont pas nombreux, ils ont participé mercredi à un défilé patriotique à côté de cadets (élèves d’une école militaire à l’époque tsariste rouverte après la fin du communisme) et de jeunes cosaques. Les Komsomols orthodoxes revendiquent 25 000 membres en Russie mais seulement 300 dans la capitale, selon le chef des jeunes communistes de Moscou, Natalia Fedotkina. Mercredi soir, le Kremlin ouvrait les portes du Palais des congrès (où se sont déroulés tous les congrès des Komsomols d’URSS) pour un Bal de la jeunesse, qui a été suivi jeudi d’une soirée de retrouvailles entre anciens et jeunes Komsomols. Les vedettes de la variété soviétique sont sortis de l’oubli pour chanter l’ère des Komsomols, lors d’un gala jeudi devant 4 000 spectateurs dans la salle Rossia, au pied du Kremlin. «C’est la première fois que nous fêtons l’anniversaire des Komsomols aussi officiellement», se réjouit Natalia Fedotkina, 27 ans. «Quelque chose est en train de changer dans la société avec l’arrivée des ministres de gauche au gouvernement. Les recteurs des universités, même ceux qui ne sympathisent pas avec les communistes, sont devenus plus tolérants envers les Komsomols», ajoute-t-elle.
Les Komsomols, jeunesses communistes tombées dans l’oubli après la chute de l’URSS, profitent du retour des «rouges» au gouvernement pour célébrer en grande pompe leur 80e anniversaire, avec pour la première fois la bénédiction des autorités russes. Les téléspectateurs ont eu droit cette semaine à de nombreux reportages sur les festivités organisées avant tout dans les régions de la «ceinture rouge» autour de Moscou, contrôlées par les communistes. Ce mouvement a été créé le 29 octobre 1918, un an après la révolution bolchevique. Des centaines de millions de Soviétiques ont été obligés d’y adhérer pour faire leurs études ou carrière. Les gouverneurs de Krasnodar et de Stavropol (Sud) ont mis en marche la machine à remonter le temps en organisant dans leurs régions des réunions solennelles...