L’Union européenne a décidé de lever en partie les sanctions imposées depuis 1995 au Nigeria dont le gouvernement militaire s’est engagé à rendre le pouvoir aux civils l’an prochain, a-t-on appris jeudi de source officielle européenne. Cette décision a été prise lors d’une réunion d’experts des quinze États membres de l’UE à Bruxelles et doit être formellement adoptée vendredi par une procédure écrite engageant les gouvernements de l’Union. Parmi les sanctions qui seront levées, figurent l’interdiction des visites au Nigeria de personnalités européennes de haut niveau et l’interdiction de visas d’entrée dans les pays de l’UE des membres du gouvernement militaire. Les relations sportives, interdites, pourront reprendre. En revanche, les Quinze ont décidé de maintenir l’embargo sur les armes et le gel de la coopération militaire. En outre, la plupart des aides au développement restent suspendues dans l’attente du respect des promesses faites par les militaires au pouvoir sur le retour à la démocratie. En juillet l’UE, prenant acte des changements en cours à la tête du pays, avait fait un premier pas en levant partiellement l’interdiction faite aux responsables militaires nigérians de se rendre sur son territoire. Les sanctions à l’encontre du Nigeria avaient été imposées fin 1995 après l’exécution de l’écrivain Ken Saro-Wiwa et de huit autres militants des droits de l’homme membres du Mouvement pour la survie du peuple ogoni (MOSOP). L’UE a estimé «opportun» qu’à la suite «des développements récents au Nigeria et en particulier de l’engagement pris par le nouveau gouvernement d’engager un processus de démocratisation», les sanctions soient allégées «en tenant compte de l’évolution de la situation». Sous la direction du général Sani Abacha, décédé en juin dernier, le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, avait été mis au ban de la communauté internationale en raison des atteintes aux droits de l’homme systématiques perpétrées par le régime du général Abacha. Son successeur, le général Abdulsalami Abubakar, s’est engagé à transférer le pouvoir à un président civil démocratiquement élu en 1999. Depuis son arrivée au pouvoir le 9 juin, le nouvel homme fort du Nigeria a en outre fait libérer des dizaines de prisonniers politiques, entamé un dialogue avec l’opposition et invité au retour les opposants qui, sous le régime d’Abacha, avaient pris le chemin de l’exil.
L’Union européenne a décidé de lever en partie les sanctions imposées depuis 1995 au Nigeria dont le gouvernement militaire s’est engagé à rendre le pouvoir aux civils l’an prochain, a-t-on appris jeudi de source officielle européenne. Cette décision a été prise lors d’une réunion d’experts des quinze États membres de l’UE à Bruxelles et doit être formellement adoptée vendredi par une procédure écrite engageant les gouvernements de l’Union. Parmi les sanctions qui seront levées, figurent l’interdiction des visites au Nigeria de personnalités européennes de haut niveau et l’interdiction de visas d’entrée dans les pays de l’UE des membres du gouvernement militaire. Les relations sportives, interdites, pourront reprendre. En revanche, les Quinze ont décidé de maintenir l’embargo sur les armes...
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